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vendredi 8 novembre 2019

Rendre le patient plus autonome

Remettre le patient au centre

L’approche intégrative de la psychothérapie est une manière de remettre le patient au centre de la thérapie. Le praticien va partir de ce que le patient va dire pendant la séance et prêter également attention à son équilibre, son épanouissement intérieur, même parfois spirituel. Cela nécessite un changement de posture de la part du thérapeute et c’est une manière de réaffirmer la relation soignant – soigné.
En psychothérapie intégrative, il y a une communication obligée. Tout l’art du praticien est de parvenir à débloquer et à activer les ressources du patient. La stratégie thérapeutique et le cadre dans lequel elle va prendre forme se construisent toujours avec le patient. « Le fait d’avoir une approche intégrative pousse à rencontrer le soigné sans l’enfermer dans une case mais tout en ayant un diagnostic bien sûr. C’est une démarche personnalisée, car le thérapeute ajuste en permanence son action en fonction de ce que le patient éprouve ou évoque lors du travail thérapeutique« , souligne la spécialiste.

Rendre le patient plus autonome

L’approche intégrative vise à rendre le patient plus autonome, en lui fournissant une boîte à outils. Grâce à celle-ci, il peut trouver les pratiques psychocorporelles, qui ont à la fois une fonction psychothérapeutique, pédagogique et préventive. Mais, au préalable, le patient va d’abord parler de son angoisse avec le psychothérapeute et essayer d’identifier le facteur déclenchant d’une crise de panique, par exemple. « A partir de la discussion et de la description faite par le patient, le praticien peut intégrer dans la thérapie la méditation ou l’hypnose, notamment. C’est une manière de travailler sur la présence à soi et au monde, d’accueillir les émotions, mais aussi d’autonomiser les patients en leur apprenant à retrouver ces moments soit pour s’y ressourcer soit pour faire face« , explique Isabelle Célestin.

mardi 1 mars 2016

Thérapie cognitive

LES GRANDS PRINCIPES


 

• Une cognition, qu'est-ce que c'est ?

Le mot "Cognition" vient du latin "Cognito" signifiant : une pensée.

Le terme "Cognition" comprend l'ensemble des connaissances, des croyances et des représentations mentales d'une personne ; Dans un sens plus large, cela inclut également les mécanismes par lesquels cette personne acquiert de l'information (démarches d'apprentissage), la traite, la conserve et l'exploite.

Les cognitions sont liées à la perception, à l'éducation, à l'apprentissage, à la mémoire, à l'intelligence, à la fonction symbolique et au langage.

Plus simplement, on pourra retenir que nos "cognitions" sont nos croyances et nos pensées.

• Nos émotions sont le fruit de nos pensées.

C'est là le principe premier de la thérapie cognitive : ce n'est pas le monde extérieur qui est la cause de nos émotions et de notre humeur, mais seulement la représentation que l'on en a et les pensées qui nous traversent l'esprit.

Schéma d'après David Burns.


Si la dépression était la conséquence de conditions de vie difficiles, on devrait en théorie observer des vagues de cas de dépression en période de guerre, ou dans des pays touchés par la malnutrition. Or on constate plutôt le contraire (on se suicide moins en temps de guerre qu'en temps de paix, moins en Afrique qu'en Europe). En fait, il apparaît qu'une grande proportion des personnes souffrant de dépression ont une vie que d'autres pourraient considérer comme a priori satisfaisante, voire enviable : situation financière normale, famille aimante, pas de traumatisme particulier, pas de maladie organique, pas de pression ni de danger marquant.

En fait, la dépression n'est pas causée par l'environnement du sujet, mais par les pensées et les schémas mentaux qu'il emploie pour l'interpréter. C'est donc en apprenant à travailler sur ses cognitions qu'une personne pourra sortir de sa dépression. C'est précisément là le but d'une thérapie cognitive.


• Les distorsions cognitives.
Les cognitions étant par nature plus ou moins subjectives, elles peuvent conduire le sujet à une vision approximative, déformée, voire totalement inexacte du monde.
Chez le sujet dépressif, les distorsions cognitives, c'est à dire des interprétations et des représentations biaisées du monde privilégiant systématiquement une vision négative et pessimiste des choses, sont responsables de son incapacité à évaluer la réalité de manière positive ou neutre. Le patient ne semble plus capable d'objectivité.

Ces distorsions peuvent concerner des domaines plus ou moins importants de la vie d'une personne.

Aaron Beck a défini la dépression comme étant le résultat de distorsions dans trois domaines majeurs :
1.      Cognitions sur soi.
2.      Cognitions sur l'environnement (le monde et les autres).
3.      Cognitions sur l'avenir.
Ces 3 grands types de distorsions constituent ce que l'on appelle la triade de Beck. On peut les retrouver à des degrés divers chez tous les patients déprimés.

Exemples de distorsions cognitives chez un patient dépressif :
Cognition sur soi : "Je ne vaux rien", "Je ne suis pas à la hauteur".
Cognitions sur l'environnement : "Ce monde est pourri", "Les gens sont égoïstes".
Cognitions sur l'avenir : "Rien ne s'améliorera jamais", "C'est sans espoir".
Chez une personne dépressive, ces expressions ne sont pas de simples paroles en l'air destinées à attirer l'attention. Elle correspondent à la véritable représentation mentale qu'elle se fait du monde et d'elle-même.
 Le rôle du thérapeute est de faire prendre conscience au patient de ces distorsions cognitives, et de l'amener à une représentation plus "normale" et plus rationnelle des choses. Pour cela, il va, dans un premier temps, devoir apprendre au patient à devenir métacognitif, c'est-à-dire l'amener à réfléchir à la manière dont il pense. (cette capacité à réfléchir à la manière dont on pense apparaît habituellement chez l'enfant vers l'age de 6 ans. Elle tend à disparaître chez les personnes souffrant de dépression).

samedi 20 février 2016

Des intelligences multiples

Publié par Dav

Les surdoués sont-ils vraiment ceux qui réussissent brillamment les tests de QI ? De plus en plus de spécialistes soulignent d’autres aspects de l’intelligence et des potentiels humains. Comme l’intelligence émotionnelle et perceptive.
 
Christel Petitcollin, formatrice en communication et en développement personnel. « Officiellement, les surdoués représentent 2% de la population alors qu’en réalité, ils seraient 15 à 30% car ces tests n’évaluent que la partie émergée de l’iceberg. » Selon Maria Pereira-Fradin, «  Certaines caractéristiques non intellectuelles sont très importantes dans le phénomène : des traits de personnalité, la motivation et la créativité, que l’on peut évaluer. Le QI est une mesure d’intelligence globale intimement liée aux aptitudes demandées à l’école. Or, le haut potentiel ne se résume pas à cela. »
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Des intelligences multiples


En effet, des recherches scientifiques récentes aux États-Unis ont démontré que l’intelligence n’était pas unitaire mais plurielle. Pour le chercheur américain Howard Gardner, professeur à l’université de Harvard, il existe huit types d'intelligence : spatiale, verbale, kinesthésique, logico-mathématique, inter-personnelle, intra-personnelle, musicale et écologique. 
Très influent dans la recherche sur les enfants surdoués, le psychologue américain Robert Sternberg considère, quant à lui, que l’intelligence comporte trois volets principaux : 
  • l’intelligence analytique - logico/mathématique, verbale, académique -,
  • l’intelligence pratique
  • l’intelligence créative.
 
Le haut potentiel peut se manifester dans n’importe lequel de ces domaines. Et la créativité ressort comme un des axes de recherche les plus prometteurs.
Pour l’américain Daniel Goleman, psychologue de formation, ex-enseignant à Harvard, aujourd’hui président de la société Emotional Intelligence Services, la notion habituelle d’intelligence néglige un aspect essentiel du comportement humain : nos émotions.

L’importance de l’intelligence émotionnelle


Puisant dans les découvertes récentes de la biologie et de la psychologie, il a analysé les raisons pour lesquelles un QI élevé peut être un handicap et la maîtrise des émotions un atout. Self-contrôle, persévérance, motivation, respect d’autrui, aisance sociale sont quelques-unes des compétences qui définissent cette intelligence « autre » : l’intelligence émotionnelle. « Lorsque les sociobiologistes cherchent à expliquer pourquoi l’évolution a conféré aux émotions un rôle de premier plan dans la psyché, ils soulignent la prééminence du cœur sur le mental, explique Daniel Goleman. Nos émotions nous aident en effet à affronter des situations et des tâches trop importantes pour être confiées au seul intellect : le danger, les pertes douloureuses, la persévérance en dépit des déconvenues, la fondation d’un couple, la création d’une famille. Chaque émotion nous prépare à agir d’une certaine manière ; chacune nous indique une voie qui, dans le passé, a permis de relever les défis de l’existence. Les mêmes situations se sont inlassablement répétées au cours de l’évolution, et le fait que notre répertoire d’émotions soit inscrit dans notre cœur sous forme de tendances innées et automatiques atteste de sa valeur de survie. Toute conception de la nature humaine qui ignorerait le pouvoir des émotions manquerait singulièrement de perspicacité. L’expression Homo sapiens, l’homme pensant, est particulièrement malheureuse si l’on considère le rôle majeur que, selon les scientifiques, les émotions jouent dans notre vie. Comme nous le savons tous d’expérience, en matière de décision et d’action, l’intuition compte autant, sinon plus, que la pensée. Nous exagérons la valeur et l’importance de la raison pure, que mesure le QI, dans la vie humaine. Notre intelligence est pourtant inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions. »
Contrairement au QI, il n’existe pas de test simple permettant de mesurer l’intelligence émotionnelle. Bien que toutes ses composantes fassent l’objet de recherches importantes, certaines d’entre elles sont plus faciles à tester. L’empathie, par exemple, peut l’être en demandant au sujet d’interpréter les sentiments d’une personne à partir de l’expression de son visage.
A la différence du QI, l’intelligence émotionnelle n’est pas figée. Au contraire, chacun a la possibilité de l’améliorer, pour peu qu’il apprenne à reconnaître et à utiliser l’ensemble de ses émotions. « L’injonction de Socrate – "Connais-toi toi même" - renvoie à cette clé de voûte de l’intelligence émotionnelle, poursuit Goleman. Il faut être conscient de ses propres sentiments au fur et à mesure de leur apparition. Être dans la conscience de soi, cette attention permanente à son état intérieur. » Outre-Atlantique, quelques établissements scolaires ont déjà intégré des cours d’éducation émotionnelle aux disciplines déjà enseignées. Un programme qui offre un ensemble d’outils permettant de développer l’empathie, l’affection, la tolérance, la capacité de se mettre à la place des autres et une meilleure maîtrise des émotions.

L’intelligence perceptive


Les « surdoués » émotionnels développent souvent une autre forme d’intelligence, pourtant moins connue : l’intelligence perceptive. De nombreuses personnes, sans oser l’avouer, ont développé d’incroyables capacités perceptives : intuition mais aussi hyperesthésie – terme scientifique pour désigner le fait d’avoir les cinq sens dotés d’une acuité exceptionnelle - précognition, extralucidité, clairvoyance... « Plus vous êtes empathique, plus vous allez avoir la capacité de lire le langage non verbal et de capter des informations, assure Christel Petitcollin. De comprendre les autres au point de pressentir leur personnalité, leurs attentes et leurs pensées. Les personnes que j’ai pu identifier comme surefficients, vivent aussi, bien souvent, des expériences inexpliquées : de la télépathie aux rêves prémonitoires en passant par des états extatiques de paix et d’amour pur, de sensation de communion avec la nature, et parfois plus : comme la capacité à percevoir les auras, à ressentir des entités et autres présences occultes, à se souvenir de vies antérieures, à se connecter à d’autres dimensions... » Si ces capacités perceptives ne sont pas encore reconnues par la majorité de la communauté scientifique, certaines recherches tendent à démontrer leur existence et à changer notre regard sur l’être humain qui ne doit plus être simplement vu comme un cerveau sur pattes. Des recherches en neurosciences au Canada auxquelles collabore Corine Sombrun, écrivaine, compositrice, conférencière et exploratrice de la transe chamanique, vont dans ce sens. « Des électroencéphalogrammes de mon cerveau ont été faits en état de conscience ordinaire puis en état modifié de conscience. Les résultats ont prouvé que la transe n’était pas juste une théâtralisation mais modifiait de manière spectaculaire le fonctionnement des circuits cérébraux, et activait des zones dites "perceptives" (limbiques). Ce qui expliquerait pourquoi cet état me permet d’accéder à d’autres informations et, en quelque sorte, à une perception augmentée de la réalité. La grande aventure du XXIème siècle ne passera pas seulement par l’évolution des technologies mais aussi par la possibilité d’apprendre à découvrir l’incroyable outil que sont nos capacités perceptives. Comme le dirait Antonin Artaud nous avons tous besoin d’atteindre « un peu de cette réalité qui nous manque », de réconcilier les différents aspects de notre intelligence pour devenir cet humain qui, je l’espère, sera bientôt aussi fier d’être un "perceptuel" qu’un intellectuel. »

jeudi 11 février 2016

Pourquoi consulter un psy ?


Après des événements douloureux, lorsque l’on rencontre des difficultés personnelles, faire la démarche d’aller voir un psy est déjà une étape difficile à franchir. Alors à l’heure du premier rendez-vous, l’appréhension monte. Comment bien aborder un premier entretien avec le thérapeute ? Comment se déroule une séance ? Quelques clés pour commencer une consultation psy le plus sereinement possible.
Si l’on manque de confiance, que l’on se sent déprimée ou que l’on est tracassée par de petits ennuis, le quotidien devient de plus en plus difficile à gérer. Il est important de se décider à consulter pour savoir où l’on en est et commencer à aller mieux.

Quel psy pour moi ?

Il est primordial de bien choisir son psy. Le thérapeute peut nous être recommandé par un médecin, par le bouche à oreille, la famille, des amis… Attention, il n’est pas conseillé de prendre le même professionnel qu’une personne qui nous est proche, on risquerait de se brider.
– Le psychologue est titulaire d’un Bac+5 en psychologie. Il n’est pas médecin.  Il s’intéresse aux comportements humains.-

Le premier entretien avec le psy

Avant l’entretien
Une petite préparation psychologique et mentale s’impose pour pouvoir établir un climat de dialogue ouvert et sincère. Au départ, la communication est difficile car la méfiance est souvent de mise, et les questions personnelles et intimes sont parfois douloureuses à aborder. Il faut en être conscient et essayer de se lancer, n’oublions pas que les psys sont tenus au secret médical.
En général, lors du premier rendez-vous, le patient explique les raisons de sa présence, ses motivations et le thérapeute va s’intéresser à sa personnalité et à l’environnement dans lequel il évolue. L’entretien prend en compte le passé et plus particulièrement l’enfance. L’échange verbal est plus ou moins développé selon le psy. A la fin de la séance s’ensuit une réflexion sur ce qui a été dit.
Contrairement aux idées reçues, psychologues, psychiatres et psychothérapeutes sont plutôt enclins au dialogue et proposent dans certains cas précis des tests : d’orientation, de réactions (pour les thérapies comportementales et cognitives)… Les psychanalystes, quant à eux, laissent libre cours à vos pensées et n’interviennent quasiment pas au cours de la séance pour le bon déroulement de l’analyse.
Consulter un psy est un véritable investissement personnel qui demande une grande implication au patient. Aussi, le lien établi entre le patient et le thérapeute doit être basé sur une relation de confiance et de coopération, sans quoi aucun progrès ne pourra être effectué.
Pendant la séance n’hésitez pas à poser des questions sur le « fonctionnement » de la thérapie, sa durée, les rendez-vous, ce qu’elle suppose, les tarifs… pour éviter tout malentendu.
La fréquence des entretiens varie 1 par semaine ou 15 jours quelques mois , et la durée entre 45 minutes et 1h. Toutes ces modalités seront spécifiées par le psy lors du premier entretien.

Et après ?

Le travail réalisé se poursuit chez soi, via des mises en situation ou des défis parfois demandés par le psy. S’impliquer dans un processus de changement demande des efforts personnels et du courage.  C’est un travail de longue haleine qui demande de la persévérance, mais qui peut se révéler très libérateur.
Après les premières séances, il n’est pas inutile de se poser des questions sur l’entretien, le contact que l’on a avec le psy, si l’on se sent bien… Car la bonne qualité de la relation avec le thérapeute est une condition sine qua non pour le bon déroulement de la thérapie. Si vous n’êtes pas à l’aise, parlez-en à votre psy, et si besoin tournez-vous vers un autre professionnel.

ESTIME DE SOI


L’hiver et son manque de lumière nous donne grise mine ? C’est le moment d’ouvrir et de faire rayonner notre boite à soleil intérieure !

 


Comme un coffre à trésor, nous pouvons cultiver en chacun de nous un endroit intérieur où nous conservons et collectionnons attentivement tous les moments de bonheur, de sourires, de rires et les instants de plaisir que nous rencontrons dans nos vies. Ainsi, face à des temps plus maussades, nous pouvons aller les retrouver pour nous ressourcer !
Facile à dire, pas si simple à faire… pourquoi ?
Parce qu’il faut encore pouvoir les capter ces instants ! Les voir, les reconnaître, les identifier pour ensuite les enregistrer. Et nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à voir le bonheur et le positif autour de nous. Cela va dépendre de notre humeur, elle-même étroitement déterminée par notre confiance en Soi ! Voilà peut-être la clé de notre boîte à soleil… l’estime de Soi ! Il ne s’agit pas de se sentir le plus fort, le plus beau ou le plus intelligent, non sûrement pas. Mais se percevoir comme digne d’amour et de bonheur, s’aimer suffisamment pour s’autoriser à être précieux et unique, voilà certainement la clé qui change notre regard et nous guide vers nos trésors intérieurs.
L’estime de Soi, une quête de tous les jours que l’on débute dès le plus jeune âge et qui constitue sans doute un des éléments psychologiques les plus fondamentaux pour la santé mentale. Accompagner et apprendre à l’enfant à la faire grandir, c’est lui assurer des bases solides pour son épanouissement. Alors l’estime de Soi, parlons-en, reparlons-en et n’arrêtons jamais de la cultiver par tous les moyens !
cf cogitoz (février 2016)

mardi 9 février 2016

PHOBIE

Les phobies, des peurs excessives et irrationnelles vis-à-vis d’un objet, d’une situation, d’un animal, font partie des troubles anxieux les plus fréquents.
Quels sont les traitements en cas de phobies ?
Comment traite-t-on aujourd’hui les phobies ?

Phobie : des problèmes psychologiques très fréquents

Les phobies constituent des problèmes psychologiques très fréquents.
Il faut dire que l’origine des phobies est extrêmement variée : peur du noir, de rougir, des araignées, de la foule, du dentiste, de parler en public…
Les femmes sont deux fois plus concernées par les phobies que les hommes, excepté concernant la phobie sociale, désignant la forte anxiété générée par la nécessité de prendre la parole en public, de faire des rencontres, etc.

Vous souffrez d’une phobie : essayez d’abord la relaxation

La relaxation, la respiration profonde, le yoga, etc., sont des techniques qui permettent de diminuer l’anxiété et de prévenir l’apparition des symptômes d’une phobie : crise de panique, angoisse, transpiration, accélération cardiaque, difficultés à respirer…
Lorsque cela ne suffit pas, et que la phobie devient handicapante dans la vie quotidienne, un traitement s’impose.

Le traitement de référence des phobies : les thérapies cognitives et comportementales


Les thérapies cognitives et comportementales visent à reproduire dans un environnement sécurisant ou en imagination, la situation qui déclenche une phobie.
On apprend ainsi à mieux contrôler sa peur et à mettre en place une réaction adaptée. Il s’agit d’une sorte de désensibilisation vis-à-vis de l’objet de la phobie. Les thérapies cognitives et comportementales modifient ainsi les schémas de pensées et les réactions émotionnelles.
Article publié par Isabelle Eustache le 13/04/2012

samedi 23 janvier 2016

Psychologie positive : donnez confiance à vos enfants

Et si nous regardions le verre à moitié plein plutôt que celui, à moitié vide ? Populaire et ancrée en Amérique du Nord, la psychologie positive repose sur des notions d’optimisme, d’empathie, de respect et de valorisation de l’autre. De quoi constituer le socle d’une éducation en somme.
Si le champ classique de la psychologie nous invite à travailler sur le stress, les angoisses ou les souffrances, l’approche dite ‘positive’ propose de focaliser sur nos points forts. Ou sur ceux des autres : nos enfants ou nos petits-enfants par exemple.
Le fait de valoriser un enfant et d’insister sur ses qualités booste la confiance qu’il aura en lui. « Mis en pratique dès le plus jeune âge, ces principes augmentent les chances de réduire le stress, optimisent les potentiels, développent la force de caractère des enfants et préviennent la dépression », confirme Julie Bazinet, dans son ouvrage ‘Eduquer les enfants avec la psychologie positive’.
Cessons de nous comparer les uns aux autres…
Docteur en psy chologie, professeur à l’Université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, le Pr Ilona Boniwell explique également que les jeunes boostés à la psychologie positive seront plus créatifs et entreprenants que les autres. Plus sociables aussi.
Pour en faire des optimistes, apprenez-leur par exemple à ne pas se comparer aux autres ! « C’est simple, si vous souhaitez être malheureux, trouvez quelqu’un meilleur que vous, et comparez-vous », ironise-t-elle. « Mais quel que soit ce que vous accomplirez, vous trouverez toujours mieux… »
Conclusions : vous serez systématiquement insatisfait…
Enfin au quotidien, ne mégotez pas sur les compliments lorsque votre enfant a fait des efforts en vue de tel ou tel objectif. N’hésitez pas à le solliciter pour qu’il développe une idée ou pour lui demander son avis. Il en sera très fier. Développer également des activités communes

Destination Sante

mercredi 20 janvier 2016

Psychologie Positive de Maxime Greau

La vie nous veut du bien mais elle ne nous laissera pas faire continuellement les mêmes erreurs… Et c’est tant mieux ! En effet, nous sommes ici pour être heureux, c’est ainsi, et c’est également notre chemin. L’ère du « métro/boulot/dodo » sans mettre de sens est révolue.


Même si certaines personnes s’y accrochent encore, la petite vie pépère sans trop de conscience, et sans nécessairement de bonheur, c’est de l’histoire ancienne !
Notre bonheur dépend de nous et de notre envie de nous trouver, de faire ce pour quoi nous sommes fait, de nous épanouir dans notre vie de tous les jours et, le plus important de tout, d’y croire…

Notre bonheur dépend de notre vision du monde

Une des principales sources de notre bonheur provient de notre capacité à considérer la vie comme belle plutôt que de la considérer comme dure et/ou compliquée voir dangereuse.
C’est l’histoire, bien connue de tous, du verre à moitié plein ou à moitié vide…. Face à une même situation, certains y verront le côté positif (moitié plein), tandis que d’autres auront tendance à voir ce qui ne va pas ! (moitié vide).

Ce qui est remarquable également, c’est que les personnes ayant l’habitude de voir le coté positif des situations vivent plus de situations positives et sont plus heureuses. Alors que les situations négatives ont tendance à « s’acharner » sur les gens de nature négative, ce qui leur donne d’ailleurs de bonnes raisons pour se méfier et continuer à voir ce qui ne va pas… ! Intéressant non ;-)… !!

En fait, une situation n’est jamais « positive » ou « négative » en elle-même. C’est une situation, avec des caractéristiques, point. Et le reste, c’est nous-même qui allons le créer.
C’est-à-dire que si, de notre point de vue, ce qui nous arrive est négatif, alors nous allons l’étiqueter « situation négative » et que si, ce qui nous arrive, est connoté plutôt positif, alors nous dirons que nous vivons des choses positives.
Et ce, quelque soit la situation, aussi grave soit elle. C’est ce que l’on appelle des « filtres de personnalité ». C’est-à-dire qu’en fonction de nos croyances, de nos visions du monde, de nos expériences, de notre éducation, nous avons une idée des choses et une normalisation de celle-ci. Cette norme, qui n’appartient qu’à nous, est très subjective et dicte ce qui est positif et ce qui est négatif.

Par exemple, si une chose de très grave vous arrive, il est normal d’en être affecté.

Mais, il est de notre choix de considérer :
  1. Qu’à cause de cet évènement notre vie tout entière est dorénavant foutue et que plus rien de bon ne pourra plus jamais nous arriver et que notre vie dans son intégralité est à jamais anéantie, tous domaines confondus….
Ou…
  1. D’accepter la situation puisqu’elle est de toute façon là, même si c’est dur. De l’accueillir comme une expérience parmi d’autres expériences. De continuer à mettre en place dans sa vie, en incluant cet évènement, tout ce qui est nécessaire à son propre bonheur.
Ce n’est pas nier quoi que ce soit ou tenter de fuir quelque situation que ce soit. C’est être présent à ce qui est en prenant une place d’observateur et de constater « ce que cela me fait ». En connaissance de cause, ma vie pour autant continue et je mets en place ce qui est bon pour moi dans celle-ci.

Il ne s’agit pas non plus de « sur-positiver », nier la problématique évidente de la situation est tout aussi dangereux que de s’effondrer avec la situation. Lorsque nous sommes présent à nous-même, cela ne nous arrive pas.
Comprenez que lorsqu’un évènement se produit, il appartient dès lors au passé, puisqu’il s’est déjà produit. Il n’est plus dans le présent puisqu’il est déjà arrivé il y a quelques minutes ou heures et n’appartient pas au futur non plus. C’est donc du passé et, l’action sur une chose passée ou déjà arrivée est impossible ! Tout ce qui est possible avec le passé, c’est de le ruminer et de vivre avec. La seule et unique conséquence de cet acte est de « passer à côté » de son présent et de répéter dans son présent cette mémoire du passé. Autant dire que le bonheur n’est absolument pas dans cette direction.
C’est facile à dire et pourtant, parfois bien compliqué à faire. En effet, pour pouvoir faire cet exercice, il faut être capable d’accueillir et d’accepter ce qui « est ». C’est-à-dire de reconnaître émotionnellement ce que cela nous fait, pour pouvoir faire la paix avec cette situation passée. Enormément de personnes ne savent pas reconnaître leurs émotions et ont peur de les ressentir. Ainsi, il reste en surface, ne creusent pas cette émotion. La situation n’est donc pas accueillie et ils restent avec… Il n’y a pas de fin…. !
La solution est donc de se faire accompagner dans le ressenti (à défaut d’y arriver seul), pour faire la paix avec lui, pour l’aimer en tant que tel, sans jugement. Une fois fait, il n’y a plus de résistance et vous pouvez construire…
La « psychologie positive » base toutes ses recherches sur ce concept de vision de la vie et démontre scientifiquement que le bonheur est plus présent chez les personnes « choisissant » d’arrêter de se positionner en tant que victime et qui décident de regarder la vie du bon œil.

Le choix de décider d’être heureux.

Pourquoi passer son temps à râler et à chercher ce qui ne fonctionne pas ?! A quoi cela sert-il ? Tout ne fonctionne pas toujours, c’est vrai… Et alors ?! En quoi est-ce un problème ? Allez-vous en mourir ? Cela va-t-il générer la fin du monde ? Bien-sûr que non ! Alors, à quoi bon se mettre dans des états pas possibles et à quoi bon se faire tant de mal en générant en soi des états internes si négatifs ?
A rien !! Pourquoi ? Et bien parce que après avoir fait notre « petite (ou grande) crise », nous finissons toujours par nous rendre compte que nous ne pouvons rien faire face à cette situation (elle est passée, ce qui est arrivé est arrivé, personne n’a de machine à voyager dans le temps !). C’est donc ainsi. POINT.

S’accrocher à un évènement passé est donc vain et TOTALEMENT inutile !

Ce n’est pas de la résignation et l’idée n’est pas non plus de baisser les bras. L’idée est d’être honnête avec la situation, avec ce qui « est », tout simplement. Sinon c’est de l’illusion, du leurre, du mensonge envers soi-même.
Une fois fait, notre vie peut se réorganiser, car on ne peut pas construire dans le passé. Une chose en remplace une autre, et on recompose avec la nouvelle situation. Ce mécanisme est là tout le temps et nous le faisons en permanence. Nous passons notre temps à gérer des événements et à nous réorganiser.
Alors que la majorité de ces réorganisations sont indolores, certaines se traduisent par des douleurs inhumaines.


Quoi qu’il en soit, nous finissons toujours par repartir depuis cette nouvelle base. Nous pouvons même constater que ce changement, à propulser un nouveau potentiel non disponible avant cet évènement. Il est facile d’affirmer que sans cet évènement, nous ne serions pas la personne que nous sommes à ce jour.

Nous avons tous vécus ces expériences plus ou moins simples qui font de nous ce que nous sommes aujourd’hui !

Alors pourquoi vouloir à tout prix figer les choses et pourquoi ne pas accepter, tout simplement, les changements avec plaisir puisqu’en définitif, ils contribuent à notre croissance et donc à notre bonheur ?

Ce qui génère les crises et les douleurs ne sont pas les évènements mais bien la résistance au changement que nous opposons à cet évènement. Si nous étions capables de faire confiance et d’accueillir ce qui « est » sans vouloir à tout prix toujours vouloir tout contrôler, nous ne vivrions tout simplement pas de crise !!

Cette partie de nous qui résiste s’appelle notre « égo ». C’est l’idée (fausse bien-sûr) de ce que va donner l’évènement. C’est une projection mentale de nos peurs liées à cet évènement. Il se trouve justement que ce sont ces croyances ancrées qui font arriver ces choses. C’est le principe de la loi d’attraction. Plus nous sommes convaincus que ça va mal se passer ; et plus ça se passe mal !!

Pour changer cette réalité négative, il « suffit » de changer son point de vue sur cette situation. En sommes, apprendre à regarder le verre plein et non vide !

Notre égo ne comprend pas ce concept et ne le comprendra jamais car il n’est pas fait pour ça. Sachez seulement que ce qu’il vous raconte dans ces moments-là n’est pas fondé. Ce sont des projections, la peur de l’inconnu…. Lui seul pense avoir le contrôle, ne vous prenez pas pour lui. Il nous faut fonctionner avec nos 4 plans de conscience.
Il y a du bon dans ce que nous vivons, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est un choix de notre part de considérer ces expériences comme des moyens de grandir et de se rendre compte de ce que nous n’avions pas encore vu à ce jour !

Ces expériences, ces évènements sont des opportunités de croissance qui nous permettre de nous ajuster sur notre chemin personnel et ainsi être plus heureux(se)

Alors pourquoi ne pas « lâcher », pourquoi vouloir résister à ce qui est de toute façon déjà là ? Pourquoi s’opposer à la vie ? Pourquoi s’opposer à notre croissance ? Le bonheur est un choix !

Avoir une position de victime !

Si consciemment vous savez qu’il y a des solutions pour voir la vie autrement ou pour dépasser des blocages ou des blessures en vous mais que malgré tout, vous ne faites rien pour aller dans ce sens, vous êtes alors dans une position de « victimisation ».

C’est-à-dire que vous continuez à vous plaindre et à porter « toute la misère du monde », vous radotez et racontez toujours la même chose aux personnes que vous croisez, vous cherchez à vous faire plaindre et à être reconnu comme une personne qui souffre.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous y trouvez un avantage. Sinon vous ne le feriez pas. Il ne vous reste qu’à trouver cet avantage, pour vous en libérer, si vous le souhaitez !

C’est donc une absence de choix volontaire de votre part de vous en sortir. C’est dur, mais c’est ainsi ! Si vous changez, vous perdez vos avantages ! C’est donc une volonté de vous-même de rester dans votre passé, dans cette situation passée, c’est une volonté de continuer à souffrir alors que vous pourriez ne plus souffrir et faire de votre vie ce que vous souhaitez véritablement qu’elle soit.

« C’est pas si simple que ça ! » me direz-vous. ET je vous dirais que oui, ce n’est pas toujours si simple que ça. Mais très souvent c’est aussi simple que de faire un choix ! Pas plus compliqué !! Mais avez-vous seulement essayé ? Ne serait-ce qu’une fois de mettre en place TOUT ce qui est en votre pouvoir pour faire changer ce qui ne convient pas dans votre vie ? Vraiment tout essayé ?

Mea-culpa bien-sûr, c’est pour la plupart du temps inconscient et cela échappe à notre volonté… Apprenez à mettre de plus en plus de conscience dessus. Demandez-vous quels sont les avantages à rester dans la situation dans laquelle vous êtes ou alors quelles seraient les conséquences au fait de faire autrement. Voyez ce que vous ressentez… Ce que cela vous fait… Vous tomberez probablement sur une peur. Et c’est cette peur, pour ne pas l’affronter, qui vous maintient dans ce contexte.
Il y a donc un véritable choix à faire ! Sans quoi, rien ne peut se faire vraiment, tout simplement parce que vous ne le voulez pas vous-même ! Et personne ne peut vous y obliger. C’est peut-être aussi parce que vous vous dîtes que les choses ne sont pas si mal que ça…. Mais sachez que cela s’appelle du renoncement cette fois-ci. Renoncer à se donner le meilleur. C’est une satisfaction « bas de gamme », une résignation, c’est le syndrome de la médiocrité !!
La première étape du changement pour plus de bonheur est l’envie de changer et d’être heureux. C’est un véritable choix en conscience qui implique des actes.
Tant que ce choix n’est pas fait, rien ni personne ne peut vous aider. Vous continuerez à ressasser, à vous plaindre et à trouver des excuses sur votre situation actuelle.

Conclusion

Si au fond de nous, nous avons tous cette intime conviction de savoir ce que nous voulons au fond, de savoir ce que nous aimerions faire, ou encore ce que nous sommes venu faire sur cette terre, très peu d’entre nous sont réellement capables de s’écouter pleinement.
C’est pour cette raison que la vie nous guide sous la forme d’événements qui nous poussent à faire des choix et à nous réorienter. Elle nous montre tout ce qui est nécessaire pour nous. Tout ce dont nous avons besoin pour nous rapprocher continuellement de nous-même pour être plus heureux(se).
Ce qui nous arrive n’est pas une punition, bien au contraire, cela nous permet véritablement de grandir, de progresser, d’apprendre, de nous trouver, de mettre en place dans nos vies ce qui à du sens pour nous… psy

dimanche 17 janvier 2016

Le JEU et le JE

Le jeu permet à l'enfant de se construire

On ne reprendra jamais assez les paroles de René Château "le jeu est le travail de l'enfant". Jouer est indispensable à la construction de l'enfant et à son intégration dans la société. Le jeu est le pretexte pour l'acquisition des 4 apprentissages fondamentaux : psy
  • Le savoir - Le jeu avec l'adulte est une occasion unique d'apport de connaissance dans tous les domaines
  • Le savoir faire - la pratique, la mise en oeuvre et le geste
  • Le savoir être - apprentissage d'un comportement lui permettant de s'intégrer dans le monde
  • Le vouloir faire - sans envie il ne peut y avoir d'apprentissage et d'évolution

Le jeu permet à l'enfant de comprendre et d'apprivoiser le monde afin de pouvoir s'y intégrer.

Le jeu permet à l'enfant de :
  • travailler et de découvrir par le plaisir.
  • Découvrir et s'ouvrir au monde et aux autres.
  • apprendre à agir pour transformer le monde et son environnement.
  • Apprendre à gérer et dépasser les tensions liées à la socialisation et a ses frestrations. En jouant l'enfant apprendre à mieux comprendre, puis à agir sur les situations qu'il subit. Le jeu permet à l'enfant de se socialiser.
  • Apprendre les rôles et fonctions sociales.
  • Développer une culture familiale et sociale et référence pour régler ses problèmes d'adulte.
  • Se projeter dans l'avenir et dans son devenir de futur adulte.
  • Inventer, créer transformer son environnement.
  • Travailler la concentration.
  • Organiser sa pensée et -son intelligence

Il existe toute sorte de jeux, tous sont bons pour le développement de l'enfant. Chaque jeu permet à l'enfant de travailler et de mettre en oeuvre des compétences différentes.  Plus les jeux sont variés plus ils sont profitables à l'enfant. Il est parfois difficile pour un parent de voir tous les jouets mélangés sur le sol de la chambre, mais si le rangement est nécessaire et constructeur, l'apparente pagaille l'est aussi. Elle permet à l'enfant de développer son imagination, sa créativité et transformant et en utilisant des contraintes qui lui sont données.

Les différentes sortes de jeux pour l'enfant :

  • Le jeux chez bébé
  • Le jeu est très important pour le développement de l'enfant
  • Les jeux d'imitation
  • Le jeu avec les petites voitures
  • Pourquoi acheter des petites voitures pour ses enfants
  • L'achat de base : les petites voitures à l'échelle 1/64ème
  • Tête à modeler aime les petites voitures
  • Choisir des petites voitures
  • L'achat de base : les petites voitures à l'échelle 1/64ème
  • Les camions transporteurs
  • Les pistes de vitesse et les circuits de voiture
  • La voiture radiocommandée
A vous parent de définir des règles du jeu et d'accepter une certaine souplesse.

Après le temps du jeu vient le temps du rangement.
Références :René Château, Anna Freud, Jean Piaget, Donald Winnicott, Georges Mendel, Jérome Bruner

vendredi 15 janvier 2016

la Psychologie positive : par Matthieu Ricard


Contrairement à ce qui a souvent été dit et écrit, la psychologie positive ne consiste pas à « positiver » en essayant de voir la pauvreté, la maladie, la violence et autres souffrances sous un jour plaisant. Il s'agit encore moins de la « pensée positive » promue par des ouvrages populaires dénués de tout fondement scientifique, comme Le secret de Rhonda Byrne qui proclame qu'il suffit de souhaiter fortement quelque chose de « positif » pour que cela se produise. Il est clair que l'Univers n'est pas à la disposition de notre psychisme et ne constitue pas un catalogue sur lequel nous pourrions commander tout ce qui est censé satisfaire nos désirs et nos caprices.
La psychologie positive, pour sa part, est un domaine de recherche scientifique qui s'est donné pour but d'étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre.
Jusqu'aux années 1980, très peu de chercheurs s'étaient penchés sur les moyens permettant de développer les traits positifs de notre tempérament. Si l'on consulte le répertoire des livres et articles consacrés à la psychologie depuis 1887 (Psy Abstracts), on y relève 136 728 titres mentionnant la colère, l'anxiété ou la dépression contre seulement 9 510 titres traitant de la joie, la satisfaction ou le bonheur !
En 1954, le fameux psychologue Abraham Maslow avait déjà fait remarquer que la psychologie avait connu beaucoup plus de succès en étudiant l'aspect négatif de l'esprit humain que son aspect positif : « La psychologie nous a révélé beaucoup sur les défauts de l'homme, ses pathologies et ses péchés, mais fort peu sur ses potentialités, ses vertus, la possibilité d'accomplir ses aspirations, et tout ce qui relève de son élévation psychologique. C'est comme si la psychologie s'était volontairement limitée à une seule moitié de son domaine de compétence — la moitié la plus sombre et la plus pernicieuse. » (1)
En 1969, Norman Bradburn réajusta ce déséquilibre en montrant que les affects plaisants et déplaisants ne représentent pas seulement des contraires, mais procèdent de mécanismes différents et doivent donc être étudiés séparément. Se contenter d'éliminer la tristesse et l'anxiété n'assure pas automatiquement la joie et le bonheur. La suppression d'une douleur ne conduit pas nécessairement au plaisir. Il est donc nécessaire non seulement de remédier aux émotions négatives, mais aussi d'accroître les émotions positives. Cette position rejoint celle du bouddhisme qui affirme, par exemple, que s'abstenir de faire du tort aux autres (l'élimination de la malveillance) ne suffit pas, et que cette abstention doit être renforcée par une détermination à faire leur bien (l'épanouissement de l'altruisme et sa mise en œuvre).
Selon l'un des pionnières de la psychologie positive, Barbara Fredrickson,  « Les émotions positives ouvrent l'esprit et élargissent la palette des pensées et des actions […] Elles engendrent des comportements flexibles, accueillants, créateurs et réceptifs. » (2) Le développement de ce type d'émotions présente un avantage évolutif dans la mesure où il nous aide à élargir notre univers intellectuel et affectif, à nous ouvrir à de nouvelles idées et expériences.
Les émotions positives telles que la joie, le contentement, la gratitude, l'émerveillement, l'enthousiasme, l'inspiration et l'amour sont bien plus qu'une absence d'émotions négatives. Cette dimension supplémentaire ne se réduit pas à une simple neutralité de l'esprit : elle est source de profondes satisfactions. À l'inverse de la dépression, qui provoque généralement une plongée en vrille, les émotions positives engendrent une spirale ascendante : « Elles construisent la force d'âme et influencent la façon de gérer l'adversité, » écrit Fredrickson.
En France, un nombre croissant de chercheurs et de cliniciens s'intéresse à la psychologie positive, comme en témoignent notamment les ouvrages de Jacques Lecomte, Christophe André et Rebecca Shankland. (3)

Lecomte, J. (2009). Introduction à la psychologie positive . Dunod.
André, C. (2014). Et n'oublie pas d'être heureux . Odile Jacob.
Shankland, R. (2014). La psychologie positive - 2e éd . Dunod.

mardi 12 janvier 2016

Une Bonne estime de soi

  1. Reconnaître mes qualités, mes capacités, mes points forts, mes compétences.
  2. Accepter mes erreurs et mes limites. En faire une occasion d’évolution.
  3. Apprendre des autres et développer ma curiosité
  4. Avoir une vie sociale, familiale et développer un bon relationnel.
  5. Savoir dire « non », savoir dire « oui » !
  6. Progresser avec autonomie tout en acceptant l’aide, si nécessité il y’a.
  7. S’exprimer clairement pour se faire comprendre.
  8. Reconnaître l’unicité de chacun
  9. Avancer pas à pas, fêter chaque victoire
  10. Avoir l’envie de progresser sans caresser l’utopie d’être parfait
  11. Pratiquer l’humour
  12. Rester ouvert à la différence sans se sentir menacé.
  13. Se fixer des objectifs réalisables
  14. Se féliciter de les avoir atteint
  15. La persévérance
  16. Prendre soin de soi
  17. Savoir recevoir et donner avec plaisir.
  18. Penser « solution » plutôt que « problème »
  19. La joie, la bonne humeur et un regard positif sur la vie.
  20. Une fidélité à soi par :
• L’écoute de ses besoins
• La régulation de ses émotions
• Le respect de ses valeurs
→ En agissant selon ce qui est vraiment important pour moi
→ En pratiquant la cohérence en ce que je dis et ce que je fais ; mes rêves et ma manière d’y participer, mon monde idéal et ma contribution active à ce monde..
Petit exercice :
Se poser régulièrement la question : « où j’en suis par rapport au pouvoir, par rapport à la séduction, par rapport à la possession ? » et clarifier sa position par rapport à ses propres valeurs, dans ses actes.

dimanche 10 janvier 2016

Chasser la déprime



Exprimer ce qui va bien

En notant ses "trois kifs par jours" ! Un conseil popularisé par le livre éponyme de Florence Servan-Schreiber, et qui renvoie aux travaux de Martin Seligman, spécialiste de la psychologie positive. Celui-ci a étudié un groupe de 600 personnes : tous les soirs pendant une semaine, elles ont noté dans un cahier les événements qui se sont bien passés dans la journée et pour lesquelles elles étaient reconnaissantes. Résultat : les symptômes de déprime ont été réduits pendant 6 mois. A faire même (et surtout !) si on a eu une mauvaise journée.

Se créer des rituels
Ah, le bienfait immédiat d'un mug de chocolat chaud au creux de nos mains ! Si certains gestes, certaines odeurs, nous font du bien, c'est qu'ils renvoient inconsciemment à des rituels de l'enfance. On peut aussi se les créer : en se faisant, par exemple, une tisane à chaque moment où on se sent bien et en prenant le temps d'apprécier la tasse entre nos mains. Si on le fait régulièrement, cela peut devenir une habitude : "notre corps ancre alors que la chaleur du mug va être associée à un moment de bien-être et ce geste pourra nous apaiser au prochain coup de déprime", explique Sophie Machot, coach,  et auteur du livre "Cultivez votre bonheur", aux éditions Eyrolles, et du blog concentredebonheur.unblog.fr.


Déployer sa créativité
Peinture, jardinage, chant, danse, tricot... "Toute activité, qu'elle soit sportive, de détente ou récréative, apporte un bien-être durable", note Sophie Machot. Ce moment de déconnexion, presque méditatif, quand on exerce une activité créative est encore plus puissant quand il est suivi de ce sentiment de fierté et de satisfaction propre aux activités de "do it yourself".

Il faut vivre le moment présent
Si, là maintenant, en lisant cet article, vous pensez à autre chose en même temps, c'est que vous avez tendance à avoir l'esprit qui se balade (dans le passé, dans le futur...). une étude menée par la célèbre université américaine Harvard a montré que 46 % des personnes interrogées passaient leur temps à penser à autre chose que ce qu'elles sont en train de faire. Or ces personnes avaient tendance, selon l'étude, à être moins heureuses que les autres. Prendre le temps de se "poser" un moment chaque jour, se mettre à la méditation, avec un CD ou se faisant accompagner, c'est très bénéfique.

Dire oui à la vie
Mère Theresa disait que "si on l'invitait à une manifestation contre la guerre, elle ne viendrait pas mais que si on l'invitait à une manifestation pour la paix, elle serait en tête de cortège". Etre "contre", ce n'est pas pareil qu'être "pour" et dans notre quotidien, cela s'applique aussi. "Notre cerveau ne comprend pas la négation", explique Sophie Machot : "si on vous demande de ne pas penser à un éléphant vert à pois rose portant un tutu, c'est cet éléphant que vous allez visualiser." C'est la même chose quand on se repasse en boucle des petites phrases qui peuvent miner comme "je ne veux pas être en retard" (notre cerveau retient "en retard".). Il faut s'entraîner à penser plus positivement.