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dimanche 13 mars 2022

Prendre RDV :

NOUVEAU au 1er sept 2026 : les étudiants doivent au préalable créer leur espace sur le site de santé psy étudiants ou mettre à jour le dossier pour l'année 2026/27 (certificat de scolarité ou CVEC)

 

Je reçois les étudiants et adultes uniquement

du lundi au vendredi 

 Toutes les disponibilités sont en ligne

   Je ne fais plus de bilan cognitif et orientation

 RDV En ligne  : https://user.clicrdv.com/demacon-corinne

Agréée par: la CPAM (Mon soutien psy) et le ministère de l'enseignement supérieur (Santé psy étudiant): Je reçois les étudiants et adultes

Le dispositif "mon soutien psy" concerne les personnes avec des troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés uniquement,   Dans des situations plus graves il est inadapté et inefficace. Vérifier votre éligibilité avant de prendre RDV.

  Je ne fais plus de bilan cognitif et orientation


Nb : Vous recevez un rappel 48 heures avant le RDV. En cas d'absence ou de modification merci le faire directement via votre dossier pour qu'un autre patient puisse s'inscrire.


Depuis le 15 Juin 2024 :

Le dispositif Mon soutien psy est simplifié et renforcé : l’accès direct au psychologue est possible et le patient peut bénéficier de 12 séances (pour une anxiété ou dépression légère à modéré uniquement)

Vérifier les conditions d'éligibilité :  https://www.ameli.fr/morbihan/assure/remboursements/rembourse/remboursement-seance-psychologue-mon-soutien-psy

 Les séances (45 mn) sont à 50 euros (remboursées CPAM + mutuelle) .

Adresse : 4 Rue Alfred KASTLER, BAT 04, RDC  56000 Vannes.

Sur RDV

Par Tel : 06 63 91 80 47 




jeudi 29 septembre 2016

Déprime : pourquoi avons-nous le blues en hiver ?

A défaut de voir tout en noir, vous voyez tout en gris-morose comme le ciel hivernal ? Cette dépression saisonnière est directement associée au manque de lumière. Mais nous pouvons réagir et chasser ces idées noires.
« Spleen quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle …. » disait Baudelaire. Mais la déprime n’est pas l’apanage des poètes, nous sommes aussi nombreuses à subir ces coups de blues qui nous minent, surtout pendant les journées courtes et sombres de l’hiver. Un psychologue britannique a d’ailleurs établi que la journée la plus déprimante de l’année serait… le troisième lundi de janvier !
Selon le Dr François Duforez, praticien attaché APHP, fondateur du European Sleep Center à Paris, « environ 3 % des gens souffrent de dépression ; 6 % de dépression saisonnière et 15 % ressentent un désordre, un inconfort, une gêne dans leur vie quotidienne : ils ne se sentent pas bien ». Les fêtes de fin d’années sont passées, on hiberne toujours au chaud en mode marmotte ? Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et il peut être doux d’apprendre à vivre au rythme des saisons.
« L’hiver est une période de repli sur soi, on se désengage des choses, on est dans une phase cocooning, il est important d’en profiter pour se reconnecter à soi, à son corps et à son bien-être », conseille la coach Sophie Machot (auteur du livre « Cultivez votre bonheur », aux éditions Eyrolles et du blog concentredebonheur.unblog.fr), qui raconte qu’une infirmière australienne avait noté dans sa carrière les regrets exprimés par les personnes en fin de vie et l’un de ceux qui l’avait le plus frappée était celui-ci : « Je regrette de ne pas m’être autorisé à être plus heureux ».

Certains sont plus exposés que d’autres

« Les personnes les plus touchées par la déprime sont des personnes à forte réactivité émotionnelle », explique le Dr David Gourion, médecin psychiatre. Emotives, elles sont très sensibles aux émotions négatives comme la tristesse. Or, quand on est très émotif et qu’on est soumis à un événement stressant, même minime, on a plus de risque de développer une réaction anxieuse.
Mais il existe des facteurs protecteurs qui préservent de la déprime : ce n’est pas la même chose si on est seul ou en couple uni ; si on a une famille aimante ou toxique. L’environnement professionnel joue également. Ces facteurs de protection sont puissants et ils peuvent être suffisants pour nous protéger de ces coups de déprime, mais si on cumule un tempérament hypersensible, des antécédents familiaux de dépression et un environnement affectif peu agréable, alors l’événement stressant risque d’être plus difficile à gérer.
Notre environnement compte beaucoup
On peut comparer notre cerveau à une voiture, dont la dopamine serait le moteur, c’est-à-dire l’énergie, le plaisir ; la noradrénaline serait le volant qui nous donnerait la direction à suivre et la sérotonine, l’alarme de la voiture qui nous préviendrait du danger. Notre environnement joue un rôle majeur sur le bon fonctionnement de ces neurotransmetteurs. Stressant, il va freiner la sérotonine : on aura alors tendance à l’hypersensibilité. Si la dopamine est freinée, c’est la panne de moteur. Cela intervient surtout dans le cadre d’un environnement peu gratifiant, propice à la frustration où on a la sensation d’agir par devoir. Un manque de noradrénaline intervient surtout dans un environnement complexe, avec beaucoup d’informations à gérer. D’où la nécessité de s’occuper de soi avec bienveillance, de bien s’entourer. Même quand il ne s’agit que de coup de blues hivernal.
Quand consulter ? Un coup de blues qui dure peut parfois masquer un problème plus sérieux. Peu importe le traitement choisi, si les symptômes persistent ou s’aggravent après une semaine ou deux, mieux vaut consulter son médecin généraliste.
cf : article

vendredi 23 septembre 2016

besoin d' estime sociale

Sommes-nous d’éternels enfants en quête de compliments? Non. La reconnaissance professionnelle nous offre une appartenance à un groupe, nous permet de valoriser notre singularité, et nous aide à donner corps et sens à des activités de plus en plus dématérialisées.
En fait, tu n’as aucune compétence. Tu as juste de la chance. » Marc, 32 ans, commercial dans une grande banque européenne, a d’abord cru qu’il avait mal entendu. Comment son « N+1 » aurait-il pu dire ça en entretien annuel d’évaluation alors qu’il avait « explosé » ses objectifs ? « J’étais celui de l’équipe qui avait fait le plus de bénéfices, témoigne-t-il. Au début, j’étais abasourdi. Puis je me suis demandé s’il n’avait pas raison. » Petit à petit, la confiance de Marc en lui-même s’est affaissée. « Au risque de paraître ridicule », ajoute-t-il, il a fini par appeler d’anciens employeurs pour leur demander si, vraiment, il était « si mauvais ». Ils l’ont rassuré, mais, au bout de quelques mois, ne décrochant qu’un silence poli en dépit d’une activité débordante, Marc a jeté l’éponge et donné sa démission, convaincu que, s’il était resté, il aurait sombré dans la dépression.

Un désir légitime d’estime sociale


Travail et reconnaissance font-ils bon ménage ? La psychanalyste Hélène Vecchiali a répondu à toutes vos questions.
Cet exemple extrême relève davantage du harcèlement que du quotidien rencontré par chacun d’entre nous, pourtant combien sommes-nous à attendre fébrilement ces fameux entretiens de fin d’année ? Combien sommes-nous à guetter cette occasion d’entendre enfin notre supérieur souligner ce que nous avons accompli de positif, nous dire « merci », nous augmenter, qui sait ? Bref, nous assurer de sa confiance ? Au fond, pourquoi y accordons-nous autant d’importance ? Après tout, qui mieux que nous-mêmes peut juger du soin que nous avons pris à accomplir nos tâches quotidiennes ? Toute la question est là : nous avons un besoin viscéral et intemporel de reconnaissance.
Car, explique la psychanalyste et coach Hélène Vecchiali, « le travail est dans son étymologie lié à la douleur et à la difficulté. Même ceux qui aiment leur métier fournissent des efforts. Il est donc normal d’avoir besoin d’être reconnu. Et puis reconnaître quelqu’un, cela signifie l’identifier : quand un enfant naît, il est reconnu par ses parents à la mairie. C’est ainsi qu’il va s’inscrire dans la société. Au travail, c’est la même chose : la reconnaissance n’est pas seulement quelque chose qui nous fait du bien comme ça de temps en temps. Elle nous offre une appartenance à un groupe et nous permet de forger une estime sociale de soi ». Mais nous ne sommes pas tous égaux face à ce désir : pour être persuadés de la valeur de leurs productions, certains ont besoin qu’on le leur répète dix fois de suite. D’autres veulent être reconnus en public et non pas en tête à tête : il faut que les trompettes de la renommée résonnent.

Des « bonnes notes » qui définissent notre valeur

René Fiori, psychanalyste et créateur du collectif Souffrances au travail

« Plus que la reconnaissance des salariés, c’est la question de la confiance qui se pose »
« Les salariés témoignent de leur nouveau statut qui est celui d’être interchangeables, d’être fondus dans des flux qui les dépassent. Dans des grandes entreprises où tout est systématisé, où tout fonctionne par protocole, leur place en tant qu’êtres singuliers disparaît. Le fait d’être reconnus, remerciés, félicités devrait les sécuriser. Sauf que… Confrontés à des situations économiques tendues, de nombreux managers ne peuvent plus dire ce qu’ils pensent et porter de jugement personnel sur le travail de leurs collaborateurs : leur appréciation est suspendue à des nécessités budgétaires, organisationnelles. Finalement, ce n’est plus la question de la reconnaissance qui se pose, mais plutôt celle de la confiance : celui qui est en face de nous ne peut plus exprimer vraiment ce qu’il pense de nous parce qu’il n’est pas libre. Son point de vue n’est pas stable et il peut varier uniquement en fonction d’indicateurs fi nanciers. Ainsi, quelque chose de fondamental se délite dans le lien social, et essaime dans la société civile. »
Le travail est noué à l’amour pour chacun d’entre nous. Quand nous étions petits, nos parents nous félicitaient pour nos bonnes notes et nous grondaient pour les mauvaises. Depuis, nous avons tous plus ou moins tendance à confondre la valeur de nos notes, c’est-à-dire celle du fruit de nos efforts, avec notre propre valeur, celle que nous représentions pour nos parents. Certains sont plus en attente que d’autres, car « leur estime de soi, leur reconnaissance d’eux-mêmes est fragile ou n’a pas pu se forger correctement, éclaire Hélène Vecchiali. En revanche, un enfant qui a été rêvé, désiré, porté, reconnu dans ses efforts par ses parents aura spontanément ancré en lui-même cette sensation d’être valeureux. Il sera moins en demande ».
Marion, 45 ans, fait partie de ces bienheureux qui ne doutent pas de façon névrotique de la qualité de leur travail, mais, dit-elle, « si mes supérieurs et mes collègues ne me félicitaient pas de temps en temps, je crois que je serais complètement perdue. Depuis des années, je remplis des fiches de synthèse sur ordinateur sans savoir vraiment qui les lit ». Rien de plus logique, assure l’économiste et psychanalyste Corinne Maier. Selon elle, notre vie professionnelle est de plus en plus virtuelle : « Dans un bureau, rien n’est vraiment concret. Nous fabriquons des choses immatérielles, donc difficiles à évaluer. Contrairement à quelqu’un qui répare des chaussures ou à une personne indépendante qui fait son chiffre d’affaires, la satisfaction du travail est peu liée à la réalisation d’un objet. Elle ne repose pas non plus sur le bien-être que l’on peut ressentir en accomplissant une tâche du début à la fin, puisque les fonctions sont “découpées”, détachées les unes des autres et cloisonnées. »
Résultat : nous disposons moins que jamais aujourd’hui des moyens de nous estimer. Nous sommes perdus dans le flou d’activités de plus en plus abstraites et parcellisées. Rien de tangible ne vient nous conforter. Nous dépendons plus que jamais du regard des autres : eux seuls peuvent nous soutenir et nous rassurer dans des environnements où les licenciements se multiplient. Dans une entreprise, la reconnaissance est d’ailleurs « un excellent moyen de doper les équipes », rappelle le psychanalyste René Fiori.

dimanche 18 septembre 2016

Boris Cyrulnik, un expert connu et reconnu

Devenir psychiatre pour Boris Cyrulnik est une évidence « dès l’âge de 11 ans. » Car cet enfant juif rescapé des rafles, avait besoin de comprendre les événements tragiques qu’il venait de vivre. Pourquoi ses parents sont morts dans un camp de concentration. Et pourquoi, à l’âge de 6 ans seulement, il a été arrêté par des hommes armés.
« À cause de la guerre, du fracas de mon enfance, je croyais que la psychiatrie allait m’aider à comprendre la folie du nazisme. J’ai donc été, très jeune, atteint par la rage de comprendre. Pour maîtriser ce monde et ne pas y mourir, il fallait comprendre. C’était ma seule liberté. La nécessité de rendre cohérent ce chaos affectif, social et intellectuel m’a rendu complètement psychiatre dès mon enfance. »
Pour aider les victimes de traumatismes profonds, Boris Cyrulnik a travaillé pendant près de 30 ans sur la notion de « résilience » : cette capacité de l’être humain à reprendre un développement sain après avoir été en état d’agonie psychique. Théorisée par la psychologue américaine Emmy Werner, cette notion a ensuite été vulgarisée et développée en France à travers une vingtaine de livres.
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Célèbre neuropsychiatre français, Boris Cyrulnik interviendra à la Semaine de la Mémoire le jeudi 22 septembre de 19h30 à 21h au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine. Il échangera avec Denis Peschanski, historien membre du Conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires sur le thème « Mémoire et traumatisme ».
cf : http://www.semainedelamemoire.fr/actualites/boris-cyrulnik-un-expert-connu-et-reconnu

mercredi 24 août 2016

Dépression

Ref article : http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/depression/
Nous pouvons tous vivre des émotions comme la colère, la tristesse ou la joie. Habituellement, nous sentons que nous contrôlons  nos émotions et nous sommes capables de les gérer au quotidien.
Une personne atteinte de dépression ressent les émotions négatives  plus intensément et durant plus longtemps que la plupart des gens. Elle a plus de mal à maîtriser  ses émotions et peut avoir l’impression que sa vie se limite à une souffrance constante. La personne atteinte a ainsi de la difficulté à remplir ses obligations professionnelles, familiales et sociales.

Différentes formes de dépression

La dépression se manifeste sous différentes formes :
  • La dépression majeure : présence, pendant au moins 2 semaines, de symptômes de la dépression qui affectent de façon importante le fonctionnement général d’une personne.
  • La maladie affective bipolaire.
  • La dépression saisonnière : période de grande tristesse qui revient toujours au même moment chaque année. Chez de nombreuses personnes, ce sentiment apparaît habituellement à l’arrivée de l’hiver.
  • La dépression postnatale : présence de symptômes de la dépression chez une femme, généralement au cours des 6 mois suivant son accouchement.

Symptômes

La personne atteinte de dépression ressent plusieurs symptômes physiques et psychologiques. Ces symptômes sont présents la majeure partie du temps, pendant au moins 2 semaines.

Symptômes physiques

Voici les symptômes physiques de la dépression les plus fréquents :
  • fatigue;
  • manque d’énergie ou grande agitation;
  • problèmes de sommeil : la personne dort trop ou pas assez;
  • diminution ou augmentation de l’appétit, pouvant causer une perte ou un gain de poids;
  • diminution ou perte d’intérêt sexuel;
  • apparition de malaises tels que des maux de tête, des douleurs au dos ou à l’estomac.

Symptômes psychologiques

Les symptômes psychologiques les plus fréquents chez la personne atteinte de dépression sont :
  • une grande tristesse. Par exemple, la personne pleure souvent;
  • une très importante perte d’intérêt pour les activités professionnelles, sociales et familiales;
  • un sentiment de culpabilité ou d’échec;
  • une diminution de l’estime de soi;
  • de la difficulté à se concentrer sur une tâche;
  • de la difficulté à prendre des décisions;
  • des pensées suicidaires.

Quand consulter

Voyez votre médecin de famille ou un autre professionnel de la santé si vous souffrez au point où :
  • vos symptômes vous empêchent de fonctionner normalement;
  • vous avez de la difficulté à assumer vos responsabilités sociales, professionnelles ou familiales.
Un professionnel de la santé pourra évaluer si vous faites une dépression ou si vous avez un autre problème de santé qui présente des symptômes semblables. Pour bien vous évaluer, il aura peut-être besoin de faire un bilan de votre condition physique ou de vous prescrire des tests de laboratoire. Il vous proposera un plan de traitement adapté à vos besoins.

Traitements

La dépression est une maladie qui se soigne à l’aide de traitements reconnus. Ceux-ci permettent aux personnes atteintes de reprendre le contrôle sur leur vie et leurs activités quotidiennes. Plus la personne atteinte consulte tôt, plus elle se rétablira rapidement.
Dans la majorité des cas, la dépression se traite efficacement par une psychothérapie, par des médicaments antidépresseurs ou par une combinaison de ces 2 traitements.

Séances de psychothérapie

Les experts recommandent généralement la thérapie cognitivo-comportementale pour traiter la dépression. Cette psychothérapie vise à modifier les pensées et les comportements problématiques de la personne et à les remplacer par des pensées et des réactions appropriées à la réalité. Elle aide aussi la personne à mettre en place des stratégies pour retrouver son équilibre.
D’autres thérapies peuvent aussi être appropriées selon les besoins de la personne.

Médicaments contre la dépression

Les antidépresseurs sont des médicaments qui rétablissent l’équilibre chimique du cerveau. Ils diminuent l’intensité des symptômes physiques et agissent sur :
  • les émotions;
  • la mémoire;
  • la concentration.
Protection et prévention
Il n’est pas toujours possible de prévenir la dépression. Cependant, si vous avez des symptômes associés à la dépression, vous pouvez agir dès aujourd’hui. Les conseils pour maintenir une bonne santé mentale vous aideront à changer certaines habitudes de vie. Ces changements ne vous guériront pas, mais ils vous aideront à améliorer votre état de santé et à réduire le nombre de facteurs qui empirent ou qui entretiennent votre état et l’influence de ces facteurs.

Facteurs de risque

La dépression n’a pas toujours une seule cause. Souvent, c’est une combinaison de plusieurs facteurs qui entraîne l’apparition des symptômes de la dépression (facteurs biologiques , facteurs sociaux , facteurs environnementaux)

Personnes à risque

La dépression peut toucher n'importe qui, sans distinction d’âge, de sexe, de statut social, de niveau d’instruction, de nationalité ou d’origine ethnique.

jeudi 28 avril 2016

Comment surmonter la dépression



1 – Essayer de contrôler vos pensées
Plus vous vous sentez déprimé, plus vos pensées deviennent négatives et pessimistes. Ce qui vous déprime encore plus. Vous devenez moins capable de voir les aspects plus encourageants et de faire la part des choses. Plus vous vous sentez déprimé, moins c’est le temps d’essayer d’analyser et de faire le point : changez-vous les idées. Vous réfléchirez à vos problèmes dans les moments où vous vous sentez mieux
2 – Prenez le temps
Acceptez que le rétablissement prend du temps. C’est le plus souvent une question de mois avant que l’humeur, l’intérêt et l’énergie s’améliorent. Ne soyez pas déçu chaque jour qu’il en soit ainsi. Adaptez-vous à cette situation. Prenez soin de vous
3 – Gardez un certain niveau d’activité
En dépression, la motivation, l’intérêt, l’énergie et l’attention sont limités. Il est plus difficile d’être actif. Même si ça ne vous tente pas beaucoup toutefois, il est aidant de s’efforcer d’avoir quelques activités quotidiennes tout en respectant vos limites. Même si vous n’y prenez pas autant de plaisir que normalement, cela vous change les idées, vous stimule et vous donne une certaine satisfaction. Attention seulement de ne pas consacrer toute votre énergie limitée à des tâches routinières. Prenez un peu de temps, même si les tâches ne sont pas toutes faites, pour faire des choses plaisantes
4 – Intégrez des activités plaisantes
Profitez-en pour penser à intégrer des activités qui vous font plaisir dans votre mode de vie à plus long terme. Pensez à des choses qui répondent à des désirs ou des besoins significatifs pour vous: vous mettre en forme, développer des talents, apprendre dans un domaine qui vous intéresse, mettre de l’agrément dans chaque journée, partagez des intérêt avec vos proches, etc…
5 – Faites un peu d’exercice facile
Intégrer dans votre routine un peu d’exercices modérés. L’effet antidépresseur du sport est bien démontré, notamment en raison de son action sur certains neurotransmetteurs. Vous n’êtes pas sportif ? La marche rapide est une activité physique bénéfique. Profitez-en pour remarquer la nature !
6 – Identifiez les causes et les facteurs de dépression
Essayez de comprendre comment vous vous êtes retrouvé en dépression. Souvent il s’agit d’un combinaison de causes. Laquelle ou lesquelles sont plus déterminantes ? Que pourriez-vous changer dans votre vie pour être plus heureux ? Cela requiert souvent un changement assez important de ses priorités et de ses croyances. La croyance « Je n’ai pas le choix » est un grand obstacle au changement,
7 – Faites-vous aider.
Les traitements de la dépression couramment proposés sont la psychothérapie et les médicaments antidépresseurs.
S’adapter à la dépression, la comprendre et la surmonter peut être difficile et long tout seul, voire même impossible. La psychothérapie comportementale et cognitive peut vous aider à en sortir plus rapidement, à mieux en comprendre les causes, à faire des changements qui améliorent la qualité de votre vie et prévient la rechute, en vue d’une guérison complète.
Plusieurs recherches récentes ont montré une efficacité très réduite des antidépresseurs pour guérir la dépression légère à modérée. Ces études ont toutefois montré une meilleure efficacité pour traiter la dépression sévère avec la combinaison de médicaments et d’une psychothérapie brève indispensable.
Sources : mon expérience professionnelle de thérapeute, New England Journal of Medicine (Dr Erick H. Turner, Oregon Health and Science University),

dimanche 24 avril 2016

SANTÉ MENTALE: Quelle efficacité de la pensée positive?


Ces chercheurs de l’Université de Liverpool confirment, avec cette étude, l’efficacité du rappel de souvenirs et de l’évocation d’images positives à générer des émotions positives. Bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de pensée positive, mais d’une thérapie cognitive connue sous le nom de Broad-Minded Affective Coping Procedure (BMAC) qui consiste à induire des émotions positives par le rappel d’événements autobiographiques positifs. Avec un soupçon de méditation.
De précédentes études ont montré la capacité de cette thérapie à générer les sentiments de bonheur et d’espoir chez des patients souffrant de psychose. Des émotions positives, comme le bonheur, l’espoir et la satisfaction de vie ont déjà été associées à un spectre élargi de pensées et donc un meilleur bien-être, une meilleure réalisation et image de soi et enfin un comportement plus positif. Enfin, l’augmentation de l’émotion positive est associée à une réduction du stress et de l’anxiété.
L’étude, menée par le Dr Peter Taylor du département psychologie de l’Université a invité 123 participants, recrutés en ligne, à autoévaluer leurs niveaux de pensées négatives (susceptibilité, dévalorisation, discrimination, honte de soi etc…), de bien-être social (sécurité, intégration, relations…) et de bien-être et de satisfaction de vie. Puis les participants ont été invités à se rappeler un souvenir positif récent, partagé avec une autre personne, puis enfin à pratiquer un exercice de relaxation de type méditation en pleine conscience. Pendant cette expérience, les participants étaient encouragés à savourer les souvenirs positifs.
L’amélioration du bien-être social : l’étude montre que la thérapie permet d’augmenter  » l’affect positif « , le sentiment de bien-être social et de réduire les pensées négatives. Globalement, ces résultats confirment, selon les auteurs, l’efficacité de la thérapie  » dans l’activation des émotions positives  » et son potentiel pour rétablir l’humeur chez les patients ayant des problèmes de santé mentale spécifiques tels que l’anxiété ou la dépression.
Source: Psychology and Psychotherapy: Theory, Research and Practice 20 April 2016  DOI: 10.1111/papt.12095 Emotional Response to a Therapeutic Technique: The social Broad Minded Affective Coping (BMAC)

samedi 20 février 2016

Des intelligences multiples

Publié par Dav

Les surdoués sont-ils vraiment ceux qui réussissent brillamment les tests de QI ? De plus en plus de spécialistes soulignent d’autres aspects de l’intelligence et des potentiels humains. Comme l’intelligence émotionnelle et perceptive.
 
Christel Petitcollin, formatrice en communication et en développement personnel. « Officiellement, les surdoués représentent 2% de la population alors qu’en réalité, ils seraient 15 à 30% car ces tests n’évaluent que la partie émergée de l’iceberg. » Selon Maria Pereira-Fradin, «  Certaines caractéristiques non intellectuelles sont très importantes dans le phénomène : des traits de personnalité, la motivation et la créativité, que l’on peut évaluer. Le QI est une mesure d’intelligence globale intimement liée aux aptitudes demandées à l’école. Or, le haut potentiel ne se résume pas à cela. »
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Des intelligences multiples


En effet, des recherches scientifiques récentes aux États-Unis ont démontré que l’intelligence n’était pas unitaire mais plurielle. Pour le chercheur américain Howard Gardner, professeur à l’université de Harvard, il existe huit types d'intelligence : spatiale, verbale, kinesthésique, logico-mathématique, inter-personnelle, intra-personnelle, musicale et écologique. 
Très influent dans la recherche sur les enfants surdoués, le psychologue américain Robert Sternberg considère, quant à lui, que l’intelligence comporte trois volets principaux : 
  • l’intelligence analytique - logico/mathématique, verbale, académique -,
  • l’intelligence pratique
  • l’intelligence créative.
 
Le haut potentiel peut se manifester dans n’importe lequel de ces domaines. Et la créativité ressort comme un des axes de recherche les plus prometteurs.
Pour l’américain Daniel Goleman, psychologue de formation, ex-enseignant à Harvard, aujourd’hui président de la société Emotional Intelligence Services, la notion habituelle d’intelligence néglige un aspect essentiel du comportement humain : nos émotions.

L’importance de l’intelligence émotionnelle


Puisant dans les découvertes récentes de la biologie et de la psychologie, il a analysé les raisons pour lesquelles un QI élevé peut être un handicap et la maîtrise des émotions un atout. Self-contrôle, persévérance, motivation, respect d’autrui, aisance sociale sont quelques-unes des compétences qui définissent cette intelligence « autre » : l’intelligence émotionnelle. « Lorsque les sociobiologistes cherchent à expliquer pourquoi l’évolution a conféré aux émotions un rôle de premier plan dans la psyché, ils soulignent la prééminence du cœur sur le mental, explique Daniel Goleman. Nos émotions nous aident en effet à affronter des situations et des tâches trop importantes pour être confiées au seul intellect : le danger, les pertes douloureuses, la persévérance en dépit des déconvenues, la fondation d’un couple, la création d’une famille. Chaque émotion nous prépare à agir d’une certaine manière ; chacune nous indique une voie qui, dans le passé, a permis de relever les défis de l’existence. Les mêmes situations se sont inlassablement répétées au cours de l’évolution, et le fait que notre répertoire d’émotions soit inscrit dans notre cœur sous forme de tendances innées et automatiques atteste de sa valeur de survie. Toute conception de la nature humaine qui ignorerait le pouvoir des émotions manquerait singulièrement de perspicacité. L’expression Homo sapiens, l’homme pensant, est particulièrement malheureuse si l’on considère le rôle majeur que, selon les scientifiques, les émotions jouent dans notre vie. Comme nous le savons tous d’expérience, en matière de décision et d’action, l’intuition compte autant, sinon plus, que la pensée. Nous exagérons la valeur et l’importance de la raison pure, que mesure le QI, dans la vie humaine. Notre intelligence est pourtant inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions. »
Contrairement au QI, il n’existe pas de test simple permettant de mesurer l’intelligence émotionnelle. Bien que toutes ses composantes fassent l’objet de recherches importantes, certaines d’entre elles sont plus faciles à tester. L’empathie, par exemple, peut l’être en demandant au sujet d’interpréter les sentiments d’une personne à partir de l’expression de son visage.
A la différence du QI, l’intelligence émotionnelle n’est pas figée. Au contraire, chacun a la possibilité de l’améliorer, pour peu qu’il apprenne à reconnaître et à utiliser l’ensemble de ses émotions. « L’injonction de Socrate – "Connais-toi toi même" - renvoie à cette clé de voûte de l’intelligence émotionnelle, poursuit Goleman. Il faut être conscient de ses propres sentiments au fur et à mesure de leur apparition. Être dans la conscience de soi, cette attention permanente à son état intérieur. » Outre-Atlantique, quelques établissements scolaires ont déjà intégré des cours d’éducation émotionnelle aux disciplines déjà enseignées. Un programme qui offre un ensemble d’outils permettant de développer l’empathie, l’affection, la tolérance, la capacité de se mettre à la place des autres et une meilleure maîtrise des émotions.

L’intelligence perceptive


Les « surdoués » émotionnels développent souvent une autre forme d’intelligence, pourtant moins connue : l’intelligence perceptive. De nombreuses personnes, sans oser l’avouer, ont développé d’incroyables capacités perceptives : intuition mais aussi hyperesthésie – terme scientifique pour désigner le fait d’avoir les cinq sens dotés d’une acuité exceptionnelle - précognition, extralucidité, clairvoyance... « Plus vous êtes empathique, plus vous allez avoir la capacité de lire le langage non verbal et de capter des informations, assure Christel Petitcollin. De comprendre les autres au point de pressentir leur personnalité, leurs attentes et leurs pensées. Les personnes que j’ai pu identifier comme surefficients, vivent aussi, bien souvent, des expériences inexpliquées : de la télépathie aux rêves prémonitoires en passant par des états extatiques de paix et d’amour pur, de sensation de communion avec la nature, et parfois plus : comme la capacité à percevoir les auras, à ressentir des entités et autres présences occultes, à se souvenir de vies antérieures, à se connecter à d’autres dimensions... » Si ces capacités perceptives ne sont pas encore reconnues par la majorité de la communauté scientifique, certaines recherches tendent à démontrer leur existence et à changer notre regard sur l’être humain qui ne doit plus être simplement vu comme un cerveau sur pattes. Des recherches en neurosciences au Canada auxquelles collabore Corine Sombrun, écrivaine, compositrice, conférencière et exploratrice de la transe chamanique, vont dans ce sens. « Des électroencéphalogrammes de mon cerveau ont été faits en état de conscience ordinaire puis en état modifié de conscience. Les résultats ont prouvé que la transe n’était pas juste une théâtralisation mais modifiait de manière spectaculaire le fonctionnement des circuits cérébraux, et activait des zones dites "perceptives" (limbiques). Ce qui expliquerait pourquoi cet état me permet d’accéder à d’autres informations et, en quelque sorte, à une perception augmentée de la réalité. La grande aventure du XXIème siècle ne passera pas seulement par l’évolution des technologies mais aussi par la possibilité d’apprendre à découvrir l’incroyable outil que sont nos capacités perceptives. Comme le dirait Antonin Artaud nous avons tous besoin d’atteindre « un peu de cette réalité qui nous manque », de réconcilier les différents aspects de notre intelligence pour devenir cet humain qui, je l’espère, sera bientôt aussi fier d’être un "perceptuel" qu’un intellectuel. »

jeudi 11 février 2016

Pourquoi consulter un psy ?


Après des événements douloureux, lorsque l’on rencontre des difficultés personnelles, faire la démarche d’aller voir un psy est déjà une étape difficile à franchir. Alors à l’heure du premier rendez-vous, l’appréhension monte. Comment bien aborder un premier entretien avec le thérapeute ? Comment se déroule une séance ? Quelques clés pour commencer une consultation psy le plus sereinement possible.
Si l’on manque de confiance, que l’on se sent déprimée ou que l’on est tracassée par de petits ennuis, le quotidien devient de plus en plus difficile à gérer. Il est important de se décider à consulter pour savoir où l’on en est et commencer à aller mieux.

Quel psy pour moi ?

Il est primordial de bien choisir son psy. Le thérapeute peut nous être recommandé par un médecin, par le bouche à oreille, la famille, des amis… Attention, il n’est pas conseillé de prendre le même professionnel qu’une personne qui nous est proche, on risquerait de se brider.
– Le psychologue est titulaire d’un Bac+5 en psychologie. Il n’est pas médecin.  Il s’intéresse aux comportements humains.-

Le premier entretien avec le psy

Avant l’entretien
Une petite préparation psychologique et mentale s’impose pour pouvoir établir un climat de dialogue ouvert et sincère. Au départ, la communication est difficile car la méfiance est souvent de mise, et les questions personnelles et intimes sont parfois douloureuses à aborder. Il faut en être conscient et essayer de se lancer, n’oublions pas que les psys sont tenus au secret médical.
En général, lors du premier rendez-vous, le patient explique les raisons de sa présence, ses motivations et le thérapeute va s’intéresser à sa personnalité et à l’environnement dans lequel il évolue. L’entretien prend en compte le passé et plus particulièrement l’enfance. L’échange verbal est plus ou moins développé selon le psy. A la fin de la séance s’ensuit une réflexion sur ce qui a été dit.
Contrairement aux idées reçues, psychologues, psychiatres et psychothérapeutes sont plutôt enclins au dialogue et proposent dans certains cas précis des tests : d’orientation, de réactions (pour les thérapies comportementales et cognitives)… Les psychanalystes, quant à eux, laissent libre cours à vos pensées et n’interviennent quasiment pas au cours de la séance pour le bon déroulement de l’analyse.
Consulter un psy est un véritable investissement personnel qui demande une grande implication au patient. Aussi, le lien établi entre le patient et le thérapeute doit être basé sur une relation de confiance et de coopération, sans quoi aucun progrès ne pourra être effectué.
Pendant la séance n’hésitez pas à poser des questions sur le « fonctionnement » de la thérapie, sa durée, les rendez-vous, ce qu’elle suppose, les tarifs… pour éviter tout malentendu.
La fréquence des entretiens varie 1 par semaine ou 15 jours quelques mois , et la durée entre 45 minutes et 1h. Toutes ces modalités seront spécifiées par le psy lors du premier entretien.

Et après ?

Le travail réalisé se poursuit chez soi, via des mises en situation ou des défis parfois demandés par le psy. S’impliquer dans un processus de changement demande des efforts personnels et du courage.  C’est un travail de longue haleine qui demande de la persévérance, mais qui peut se révéler très libérateur.
Après les premières séances, il n’est pas inutile de se poser des questions sur l’entretien, le contact que l’on a avec le psy, si l’on se sent bien… Car la bonne qualité de la relation avec le thérapeute est une condition sine qua non pour le bon déroulement de la thérapie. Si vous n’êtes pas à l’aise, parlez-en à votre psy, et si besoin tournez-vous vers un autre professionnel.

ESTIME DE SOI


L’hiver et son manque de lumière nous donne grise mine ? C’est le moment d’ouvrir et de faire rayonner notre boite à soleil intérieure !

 


Comme un coffre à trésor, nous pouvons cultiver en chacun de nous un endroit intérieur où nous conservons et collectionnons attentivement tous les moments de bonheur, de sourires, de rires et les instants de plaisir que nous rencontrons dans nos vies. Ainsi, face à des temps plus maussades, nous pouvons aller les retrouver pour nous ressourcer !
Facile à dire, pas si simple à faire… pourquoi ?
Parce qu’il faut encore pouvoir les capter ces instants ! Les voir, les reconnaître, les identifier pour ensuite les enregistrer. Et nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à voir le bonheur et le positif autour de nous. Cela va dépendre de notre humeur, elle-même étroitement déterminée par notre confiance en Soi ! Voilà peut-être la clé de notre boîte à soleil… l’estime de Soi ! Il ne s’agit pas de se sentir le plus fort, le plus beau ou le plus intelligent, non sûrement pas. Mais se percevoir comme digne d’amour et de bonheur, s’aimer suffisamment pour s’autoriser à être précieux et unique, voilà certainement la clé qui change notre regard et nous guide vers nos trésors intérieurs.
L’estime de Soi, une quête de tous les jours que l’on débute dès le plus jeune âge et qui constitue sans doute un des éléments psychologiques les plus fondamentaux pour la santé mentale. Accompagner et apprendre à l’enfant à la faire grandir, c’est lui assurer des bases solides pour son épanouissement. Alors l’estime de Soi, parlons-en, reparlons-en et n’arrêtons jamais de la cultiver par tous les moyens !
cf cogitoz (février 2016)

mardi 9 février 2016

PHOBIE

Les phobies, des peurs excessives et irrationnelles vis-à-vis d’un objet, d’une situation, d’un animal, font partie des troubles anxieux les plus fréquents.
Quels sont les traitements en cas de phobies ?
Comment traite-t-on aujourd’hui les phobies ?

Phobie : des problèmes psychologiques très fréquents

Les phobies constituent des problèmes psychologiques très fréquents.
Il faut dire que l’origine des phobies est extrêmement variée : peur du noir, de rougir, des araignées, de la foule, du dentiste, de parler en public…
Les femmes sont deux fois plus concernées par les phobies que les hommes, excepté concernant la phobie sociale, désignant la forte anxiété générée par la nécessité de prendre la parole en public, de faire des rencontres, etc.

Vous souffrez d’une phobie : essayez d’abord la relaxation

La relaxation, la respiration profonde, le yoga, etc., sont des techniques qui permettent de diminuer l’anxiété et de prévenir l’apparition des symptômes d’une phobie : crise de panique, angoisse, transpiration, accélération cardiaque, difficultés à respirer…
Lorsque cela ne suffit pas, et que la phobie devient handicapante dans la vie quotidienne, un traitement s’impose.

Le traitement de référence des phobies : les thérapies cognitives et comportementales


Les thérapies cognitives et comportementales visent à reproduire dans un environnement sécurisant ou en imagination, la situation qui déclenche une phobie.
On apprend ainsi à mieux contrôler sa peur et à mettre en place une réaction adaptée. Il s’agit d’une sorte de désensibilisation vis-à-vis de l’objet de la phobie. Les thérapies cognitives et comportementales modifient ainsi les schémas de pensées et les réactions émotionnelles.
Article publié par Isabelle Eustache le 13/04/2012

mercredi 20 janvier 2016

Psychologie Positive de Maxime Greau

La vie nous veut du bien mais elle ne nous laissera pas faire continuellement les mêmes erreurs… Et c’est tant mieux ! En effet, nous sommes ici pour être heureux, c’est ainsi, et c’est également notre chemin. L’ère du « métro/boulot/dodo » sans mettre de sens est révolue.


Même si certaines personnes s’y accrochent encore, la petite vie pépère sans trop de conscience, et sans nécessairement de bonheur, c’est de l’histoire ancienne !
Notre bonheur dépend de nous et de notre envie de nous trouver, de faire ce pour quoi nous sommes fait, de nous épanouir dans notre vie de tous les jours et, le plus important de tout, d’y croire…

Notre bonheur dépend de notre vision du monde

Une des principales sources de notre bonheur provient de notre capacité à considérer la vie comme belle plutôt que de la considérer comme dure et/ou compliquée voir dangereuse.
C’est l’histoire, bien connue de tous, du verre à moitié plein ou à moitié vide…. Face à une même situation, certains y verront le côté positif (moitié plein), tandis que d’autres auront tendance à voir ce qui ne va pas ! (moitié vide).

Ce qui est remarquable également, c’est que les personnes ayant l’habitude de voir le coté positif des situations vivent plus de situations positives et sont plus heureuses. Alors que les situations négatives ont tendance à « s’acharner » sur les gens de nature négative, ce qui leur donne d’ailleurs de bonnes raisons pour se méfier et continuer à voir ce qui ne va pas… ! Intéressant non ;-)… !!

En fait, une situation n’est jamais « positive » ou « négative » en elle-même. C’est une situation, avec des caractéristiques, point. Et le reste, c’est nous-même qui allons le créer.
C’est-à-dire que si, de notre point de vue, ce qui nous arrive est négatif, alors nous allons l’étiqueter « situation négative » et que si, ce qui nous arrive, est connoté plutôt positif, alors nous dirons que nous vivons des choses positives.
Et ce, quelque soit la situation, aussi grave soit elle. C’est ce que l’on appelle des « filtres de personnalité ». C’est-à-dire qu’en fonction de nos croyances, de nos visions du monde, de nos expériences, de notre éducation, nous avons une idée des choses et une normalisation de celle-ci. Cette norme, qui n’appartient qu’à nous, est très subjective et dicte ce qui est positif et ce qui est négatif.

Par exemple, si une chose de très grave vous arrive, il est normal d’en être affecté.

Mais, il est de notre choix de considérer :
  1. Qu’à cause de cet évènement notre vie tout entière est dorénavant foutue et que plus rien de bon ne pourra plus jamais nous arriver et que notre vie dans son intégralité est à jamais anéantie, tous domaines confondus….
Ou…
  1. D’accepter la situation puisqu’elle est de toute façon là, même si c’est dur. De l’accueillir comme une expérience parmi d’autres expériences. De continuer à mettre en place dans sa vie, en incluant cet évènement, tout ce qui est nécessaire à son propre bonheur.
Ce n’est pas nier quoi que ce soit ou tenter de fuir quelque situation que ce soit. C’est être présent à ce qui est en prenant une place d’observateur et de constater « ce que cela me fait ». En connaissance de cause, ma vie pour autant continue et je mets en place ce qui est bon pour moi dans celle-ci.

Il ne s’agit pas non plus de « sur-positiver », nier la problématique évidente de la situation est tout aussi dangereux que de s’effondrer avec la situation. Lorsque nous sommes présent à nous-même, cela ne nous arrive pas.
Comprenez que lorsqu’un évènement se produit, il appartient dès lors au passé, puisqu’il s’est déjà produit. Il n’est plus dans le présent puisqu’il est déjà arrivé il y a quelques minutes ou heures et n’appartient pas au futur non plus. C’est donc du passé et, l’action sur une chose passée ou déjà arrivée est impossible ! Tout ce qui est possible avec le passé, c’est de le ruminer et de vivre avec. La seule et unique conséquence de cet acte est de « passer à côté » de son présent et de répéter dans son présent cette mémoire du passé. Autant dire que le bonheur n’est absolument pas dans cette direction.
C’est facile à dire et pourtant, parfois bien compliqué à faire. En effet, pour pouvoir faire cet exercice, il faut être capable d’accueillir et d’accepter ce qui « est ». C’est-à-dire de reconnaître émotionnellement ce que cela nous fait, pour pouvoir faire la paix avec cette situation passée. Enormément de personnes ne savent pas reconnaître leurs émotions et ont peur de les ressentir. Ainsi, il reste en surface, ne creusent pas cette émotion. La situation n’est donc pas accueillie et ils restent avec… Il n’y a pas de fin…. !
La solution est donc de se faire accompagner dans le ressenti (à défaut d’y arriver seul), pour faire la paix avec lui, pour l’aimer en tant que tel, sans jugement. Une fois fait, il n’y a plus de résistance et vous pouvez construire…
La « psychologie positive » base toutes ses recherches sur ce concept de vision de la vie et démontre scientifiquement que le bonheur est plus présent chez les personnes « choisissant » d’arrêter de se positionner en tant que victime et qui décident de regarder la vie du bon œil.

Le choix de décider d’être heureux.

Pourquoi passer son temps à râler et à chercher ce qui ne fonctionne pas ?! A quoi cela sert-il ? Tout ne fonctionne pas toujours, c’est vrai… Et alors ?! En quoi est-ce un problème ? Allez-vous en mourir ? Cela va-t-il générer la fin du monde ? Bien-sûr que non ! Alors, à quoi bon se mettre dans des états pas possibles et à quoi bon se faire tant de mal en générant en soi des états internes si négatifs ?
A rien !! Pourquoi ? Et bien parce que après avoir fait notre « petite (ou grande) crise », nous finissons toujours par nous rendre compte que nous ne pouvons rien faire face à cette situation (elle est passée, ce qui est arrivé est arrivé, personne n’a de machine à voyager dans le temps !). C’est donc ainsi. POINT.

S’accrocher à un évènement passé est donc vain et TOTALEMENT inutile !

Ce n’est pas de la résignation et l’idée n’est pas non plus de baisser les bras. L’idée est d’être honnête avec la situation, avec ce qui « est », tout simplement. Sinon c’est de l’illusion, du leurre, du mensonge envers soi-même.
Une fois fait, notre vie peut se réorganiser, car on ne peut pas construire dans le passé. Une chose en remplace une autre, et on recompose avec la nouvelle situation. Ce mécanisme est là tout le temps et nous le faisons en permanence. Nous passons notre temps à gérer des événements et à nous réorganiser.
Alors que la majorité de ces réorganisations sont indolores, certaines se traduisent par des douleurs inhumaines.


Quoi qu’il en soit, nous finissons toujours par repartir depuis cette nouvelle base. Nous pouvons même constater que ce changement, à propulser un nouveau potentiel non disponible avant cet évènement. Il est facile d’affirmer que sans cet évènement, nous ne serions pas la personne que nous sommes à ce jour.

Nous avons tous vécus ces expériences plus ou moins simples qui font de nous ce que nous sommes aujourd’hui !

Alors pourquoi vouloir à tout prix figer les choses et pourquoi ne pas accepter, tout simplement, les changements avec plaisir puisqu’en définitif, ils contribuent à notre croissance et donc à notre bonheur ?

Ce qui génère les crises et les douleurs ne sont pas les évènements mais bien la résistance au changement que nous opposons à cet évènement. Si nous étions capables de faire confiance et d’accueillir ce qui « est » sans vouloir à tout prix toujours vouloir tout contrôler, nous ne vivrions tout simplement pas de crise !!

Cette partie de nous qui résiste s’appelle notre « égo ». C’est l’idée (fausse bien-sûr) de ce que va donner l’évènement. C’est une projection mentale de nos peurs liées à cet évènement. Il se trouve justement que ce sont ces croyances ancrées qui font arriver ces choses. C’est le principe de la loi d’attraction. Plus nous sommes convaincus que ça va mal se passer ; et plus ça se passe mal !!

Pour changer cette réalité négative, il « suffit » de changer son point de vue sur cette situation. En sommes, apprendre à regarder le verre plein et non vide !

Notre égo ne comprend pas ce concept et ne le comprendra jamais car il n’est pas fait pour ça. Sachez seulement que ce qu’il vous raconte dans ces moments-là n’est pas fondé. Ce sont des projections, la peur de l’inconnu…. Lui seul pense avoir le contrôle, ne vous prenez pas pour lui. Il nous faut fonctionner avec nos 4 plans de conscience.
Il y a du bon dans ce que nous vivons, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est un choix de notre part de considérer ces expériences comme des moyens de grandir et de se rendre compte de ce que nous n’avions pas encore vu à ce jour !

Ces expériences, ces évènements sont des opportunités de croissance qui nous permettre de nous ajuster sur notre chemin personnel et ainsi être plus heureux(se)

Alors pourquoi ne pas « lâcher », pourquoi vouloir résister à ce qui est de toute façon déjà là ? Pourquoi s’opposer à la vie ? Pourquoi s’opposer à notre croissance ? Le bonheur est un choix !

Avoir une position de victime !

Si consciemment vous savez qu’il y a des solutions pour voir la vie autrement ou pour dépasser des blocages ou des blessures en vous mais que malgré tout, vous ne faites rien pour aller dans ce sens, vous êtes alors dans une position de « victimisation ».

C’est-à-dire que vous continuez à vous plaindre et à porter « toute la misère du monde », vous radotez et racontez toujours la même chose aux personnes que vous croisez, vous cherchez à vous faire plaindre et à être reconnu comme une personne qui souffre.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous y trouvez un avantage. Sinon vous ne le feriez pas. Il ne vous reste qu’à trouver cet avantage, pour vous en libérer, si vous le souhaitez !

C’est donc une absence de choix volontaire de votre part de vous en sortir. C’est dur, mais c’est ainsi ! Si vous changez, vous perdez vos avantages ! C’est donc une volonté de vous-même de rester dans votre passé, dans cette situation passée, c’est une volonté de continuer à souffrir alors que vous pourriez ne plus souffrir et faire de votre vie ce que vous souhaitez véritablement qu’elle soit.

« C’est pas si simple que ça ! » me direz-vous. ET je vous dirais que oui, ce n’est pas toujours si simple que ça. Mais très souvent c’est aussi simple que de faire un choix ! Pas plus compliqué !! Mais avez-vous seulement essayé ? Ne serait-ce qu’une fois de mettre en place TOUT ce qui est en votre pouvoir pour faire changer ce qui ne convient pas dans votre vie ? Vraiment tout essayé ?

Mea-culpa bien-sûr, c’est pour la plupart du temps inconscient et cela échappe à notre volonté… Apprenez à mettre de plus en plus de conscience dessus. Demandez-vous quels sont les avantages à rester dans la situation dans laquelle vous êtes ou alors quelles seraient les conséquences au fait de faire autrement. Voyez ce que vous ressentez… Ce que cela vous fait… Vous tomberez probablement sur une peur. Et c’est cette peur, pour ne pas l’affronter, qui vous maintient dans ce contexte.
Il y a donc un véritable choix à faire ! Sans quoi, rien ne peut se faire vraiment, tout simplement parce que vous ne le voulez pas vous-même ! Et personne ne peut vous y obliger. C’est peut-être aussi parce que vous vous dîtes que les choses ne sont pas si mal que ça…. Mais sachez que cela s’appelle du renoncement cette fois-ci. Renoncer à se donner le meilleur. C’est une satisfaction « bas de gamme », une résignation, c’est le syndrome de la médiocrité !!
La première étape du changement pour plus de bonheur est l’envie de changer et d’être heureux. C’est un véritable choix en conscience qui implique des actes.
Tant que ce choix n’est pas fait, rien ni personne ne peut vous aider. Vous continuerez à ressasser, à vous plaindre et à trouver des excuses sur votre situation actuelle.

Conclusion

Si au fond de nous, nous avons tous cette intime conviction de savoir ce que nous voulons au fond, de savoir ce que nous aimerions faire, ou encore ce que nous sommes venu faire sur cette terre, très peu d’entre nous sont réellement capables de s’écouter pleinement.
C’est pour cette raison que la vie nous guide sous la forme d’événements qui nous poussent à faire des choix et à nous réorienter. Elle nous montre tout ce qui est nécessaire pour nous. Tout ce dont nous avons besoin pour nous rapprocher continuellement de nous-même pour être plus heureux(se).
Ce qui nous arrive n’est pas une punition, bien au contraire, cela nous permet véritablement de grandir, de progresser, d’apprendre, de nous trouver, de mettre en place dans nos vies ce qui à du sens pour nous… psy

vendredi 15 janvier 2016

la Psychologie positive : par Matthieu Ricard


Contrairement à ce qui a souvent été dit et écrit, la psychologie positive ne consiste pas à « positiver » en essayant de voir la pauvreté, la maladie, la violence et autres souffrances sous un jour plaisant. Il s'agit encore moins de la « pensée positive » promue par des ouvrages populaires dénués de tout fondement scientifique, comme Le secret de Rhonda Byrne qui proclame qu'il suffit de souhaiter fortement quelque chose de « positif » pour que cela se produise. Il est clair que l'Univers n'est pas à la disposition de notre psychisme et ne constitue pas un catalogue sur lequel nous pourrions commander tout ce qui est censé satisfaire nos désirs et nos caprices.
La psychologie positive, pour sa part, est un domaine de recherche scientifique qui s'est donné pour but d'étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre.
Jusqu'aux années 1980, très peu de chercheurs s'étaient penchés sur les moyens permettant de développer les traits positifs de notre tempérament. Si l'on consulte le répertoire des livres et articles consacrés à la psychologie depuis 1887 (Psy Abstracts), on y relève 136 728 titres mentionnant la colère, l'anxiété ou la dépression contre seulement 9 510 titres traitant de la joie, la satisfaction ou le bonheur !
En 1954, le fameux psychologue Abraham Maslow avait déjà fait remarquer que la psychologie avait connu beaucoup plus de succès en étudiant l'aspect négatif de l'esprit humain que son aspect positif : « La psychologie nous a révélé beaucoup sur les défauts de l'homme, ses pathologies et ses péchés, mais fort peu sur ses potentialités, ses vertus, la possibilité d'accomplir ses aspirations, et tout ce qui relève de son élévation psychologique. C'est comme si la psychologie s'était volontairement limitée à une seule moitié de son domaine de compétence — la moitié la plus sombre et la plus pernicieuse. » (1)
En 1969, Norman Bradburn réajusta ce déséquilibre en montrant que les affects plaisants et déplaisants ne représentent pas seulement des contraires, mais procèdent de mécanismes différents et doivent donc être étudiés séparément. Se contenter d'éliminer la tristesse et l'anxiété n'assure pas automatiquement la joie et le bonheur. La suppression d'une douleur ne conduit pas nécessairement au plaisir. Il est donc nécessaire non seulement de remédier aux émotions négatives, mais aussi d'accroître les émotions positives. Cette position rejoint celle du bouddhisme qui affirme, par exemple, que s'abstenir de faire du tort aux autres (l'élimination de la malveillance) ne suffit pas, et que cette abstention doit être renforcée par une détermination à faire leur bien (l'épanouissement de l'altruisme et sa mise en œuvre).
Selon l'un des pionnières de la psychologie positive, Barbara Fredrickson,  « Les émotions positives ouvrent l'esprit et élargissent la palette des pensées et des actions […] Elles engendrent des comportements flexibles, accueillants, créateurs et réceptifs. » (2) Le développement de ce type d'émotions présente un avantage évolutif dans la mesure où il nous aide à élargir notre univers intellectuel et affectif, à nous ouvrir à de nouvelles idées et expériences.
Les émotions positives telles que la joie, le contentement, la gratitude, l'émerveillement, l'enthousiasme, l'inspiration et l'amour sont bien plus qu'une absence d'émotions négatives. Cette dimension supplémentaire ne se réduit pas à une simple neutralité de l'esprit : elle est source de profondes satisfactions. À l'inverse de la dépression, qui provoque généralement une plongée en vrille, les émotions positives engendrent une spirale ascendante : « Elles construisent la force d'âme et influencent la façon de gérer l'adversité, » écrit Fredrickson.
En France, un nombre croissant de chercheurs et de cliniciens s'intéresse à la psychologie positive, comme en témoignent notamment les ouvrages de Jacques Lecomte, Christophe André et Rebecca Shankland. (3)

Lecomte, J. (2009). Introduction à la psychologie positive . Dunod.
André, C. (2014). Et n'oublie pas d'être heureux . Odile Jacob.
Shankland, R. (2014). La psychologie positive - 2e éd . Dunod.

dimanche 10 janvier 2016

Chasser la déprime



Exprimer ce qui va bien

En notant ses "trois kifs par jours" ! Un conseil popularisé par le livre éponyme de Florence Servan-Schreiber, et qui renvoie aux travaux de Martin Seligman, spécialiste de la psychologie positive. Celui-ci a étudié un groupe de 600 personnes : tous les soirs pendant une semaine, elles ont noté dans un cahier les événements qui se sont bien passés dans la journée et pour lesquelles elles étaient reconnaissantes. Résultat : les symptômes de déprime ont été réduits pendant 6 mois. A faire même (et surtout !) si on a eu une mauvaise journée.

Se créer des rituels
Ah, le bienfait immédiat d'un mug de chocolat chaud au creux de nos mains ! Si certains gestes, certaines odeurs, nous font du bien, c'est qu'ils renvoient inconsciemment à des rituels de l'enfance. On peut aussi se les créer : en se faisant, par exemple, une tisane à chaque moment où on se sent bien et en prenant le temps d'apprécier la tasse entre nos mains. Si on le fait régulièrement, cela peut devenir une habitude : "notre corps ancre alors que la chaleur du mug va être associée à un moment de bien-être et ce geste pourra nous apaiser au prochain coup de déprime", explique Sophie Machot, coach,  et auteur du livre "Cultivez votre bonheur", aux éditions Eyrolles, et du blog concentredebonheur.unblog.fr.


Déployer sa créativité
Peinture, jardinage, chant, danse, tricot... "Toute activité, qu'elle soit sportive, de détente ou récréative, apporte un bien-être durable", note Sophie Machot. Ce moment de déconnexion, presque méditatif, quand on exerce une activité créative est encore plus puissant quand il est suivi de ce sentiment de fierté et de satisfaction propre aux activités de "do it yourself".

Il faut vivre le moment présent
Si, là maintenant, en lisant cet article, vous pensez à autre chose en même temps, c'est que vous avez tendance à avoir l'esprit qui se balade (dans le passé, dans le futur...). une étude menée par la célèbre université américaine Harvard a montré que 46 % des personnes interrogées passaient leur temps à penser à autre chose que ce qu'elles sont en train de faire. Or ces personnes avaient tendance, selon l'étude, à être moins heureuses que les autres. Prendre le temps de se "poser" un moment chaque jour, se mettre à la méditation, avec un CD ou se faisant accompagner, c'est très bénéfique.

Dire oui à la vie
Mère Theresa disait que "si on l'invitait à une manifestation contre la guerre, elle ne viendrait pas mais que si on l'invitait à une manifestation pour la paix, elle serait en tête de cortège". Etre "contre", ce n'est pas pareil qu'être "pour" et dans notre quotidien, cela s'applique aussi. "Notre cerveau ne comprend pas la négation", explique Sophie Machot : "si on vous demande de ne pas penser à un éléphant vert à pois rose portant un tutu, c'est cet éléphant que vous allez visualiser." C'est la même chose quand on se repasse en boucle des petites phrases qui peuvent miner comme "je ne veux pas être en retard" (notre cerveau retient "en retard".). Il faut s'entraîner à penser plus positivement.

dimanche 3 janvier 2016

ESTIME DE SOI

L’estime de soi est un concept psychologique qui renvoie au jugement global positif ou négatif qu’une personne a d’elle-même.
L’estime que l’on va avoir de soi dépendra de beaucoup de paramètres. L’environnent, l’éducation, la personnalité, les capacités physiques et intellectuelles, etc… sont autant de variables qui vont influencer le jugement que nous portons sur nous-même. L’estime de soi se construit durant l’enfance et évoluera au cours de la vie avec les expériences de réussite et d’échec.
Une faible estime de soi pourra entraîner un mal-être et des difficultés dans les relations avec les autres personnes. Elle sera également un facteur de risque pour le développement de troubles psychologiques. Les personnes qui ont une faible estime d’elles-mêmes ne se trouvent jamais assez bien,  jamais à la hauteur et en souffrent terriblement.
Au contraire, une estime de soi très haute pourra amener la personne à avoir des comportements et des attitudes souvent mal perçus par les autres qui verront souvent en elle une personne hautaine et un peu trop sûre d’elle. Une estime de soi très haute peut conduire la personne à avoir des conduites à risque se pensant à l’abri de tout.
Enfin, une « bonne » estime de soi correspondrait à une estime de soi satisfaisante, ni trop faible ni trop élevée, ce qui favorise l’épanouissement relationnel et le bien être personnel.
Depuis quelques temps les chercheurs et les médias s’intéressent de près à l’estime de soi et de nombreuses actions de santé s’organisent pour développer une « bonne estime de soi ». Cette démarche permettrait aux enfants et aux personnes de s’épanouir dans de nombreux domaines et leur éviterait de développer des troubles tels que la dépression et certains troubles anxieux .
Ce jugement est à la fois subjectif et objectif. Il est influencé par les expériences, les capacités (physiques, intellectuelles) et le tempérament général optimiste ou pessimiste de la personne.
L’estime de soi est l’ensemble des jugements (être capable, important, digne, etc…) que la personne a d’elle-même dans différents domaines (travail, scolaire, apparence physique, etc…).
L’estime de soi dépendrait non seulement de la perception que les individus ont de leurs réussites et de leurs échecs mais également de leurs objectifs de réussite. Lorsqu’une personne dépasse ou atteint les objectifs qu’elle s’est fixée, par exemple la réussite d’un examen après avoir beaucoup travaillé, son estime d’elle-même serait renforcée.
Au contraire, lorsque les ambitions fixées dépassent les capacités, comme par exemple courir un marathon en étant peu entraîné(e), l’échec sera souvent effectif et pourra conduire la personne à s’estimer négativement, si elle attachait beaucoup d’importance à la réussite.
C’est en connaissant bien ses capacités et en fixant des objectifs réalisables que nous mettons toutes les chances de réussite de notre côté. .
Il est souvent difficile de bien connaître ses capacités réelles. La vision que nous avons d’elles est fortement influencée par le jugement d’autrui et par nos sentiments. Des personnes auront toujours tendance à se surévaluer ou au contraire se sous-estimer.
Les pédagogues et les psychologues scolaires s’intéressent beaucoup à l’estime de soi des enfants. Avec la maison, l’école est le deuxième lieu important où se met en place l’estime de soi des enfants.
L’estime de soi, qu’a l’enfant au départ, dépendra beaucoup de la qualité de la relation qu’il entretient avec ses parents et l’école (institutrice et camarades). Le style éducatif 1 (libéral, permissif ou autoritaire) encouragera ou non l’acceptation de soi et la confiance en soi de l’enfant. Enfin, le discours que les adultes porteront sur les capacités de l’enfant est également important. Permettre à l’enfant de connaître ses forces et ses faiblesses et à les accepter est important pour qu’ils développent une bonne estime d’eux-mêmes.
Avec le temps, l’enfant se confronte à de nouvelles expériences et se détache de l’image de lui que les adultes (parents, enseignants) lui renvoient. Il s’autonomise petit à petit, pense et émet des jugements sur lui-même même. La vision et le jugement des autres sera toujours un facteur d’influence mais dans une proportion moindre.
A l’âge adulte, les bases de l’estime de soi sont déjà en place et les expériences surtout professionnelles et familiales continueront de nourrir l’estime que l’on se porte.
Une personne qui a une mauvaise estime d’elle-même pourra :
  • se faire constamment des reproches intérieurs ;
  • se sentir incapable d’accomplir des choses (projet professionnel…) ;
  • se sentir inférieur(e) aux autres ;
  • se déprécier sans même s’en rendre compte ;
  • avoir des difficultés à régler les problèmes ;
  • s’évaluer d’après ses échecs et les critiques des autres personnes.
Un enfant qui a une faible estime de lui va souvent développer des troubles du comportement, il pourra :
  • avoir du mal à se faire des amis ;
  • être facilement frustré ;
  • se culpabiliser ;
  • se dévaloriser ;
  • être impulsif ;
  • développer une timidité excessive ;
  • faire des crises pour attirer l’attention ;
  • se rendre malade avant des contrôles ou des examens.
Dans les études, on retrouve plusieurs troubles associés à une faible estime de soi. La dépression2 est l’une des principales maladies fortement liée à un trouble de l’estime de soi. Les personnes anxieuses3 présenteraient également une plus faible estime d’elle-même que les personnes ne souffrant pas d’anxiété. De même, les personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire tels que la boulimie et l’anorexie, auraient une estime d’elle faible et basée en grande partie sur l’apparence physique. Enfin, lorsqu’on interroge les personnes souffrant d’addictions (alcool, drogue, etc…), on constate qu’elles ont une image très négative d’elles-mêmes.
De nombreuses échelles et questionnaires sont utilisés par les professionnels de santé (psychiatre, psychologue, psychologue scolaire, etc…) afin de sonder l’estime de soi des personnes. Ces outils varient quant à leur conception (modèle théorique utilisé), leur forme (questionnaire, inventaire, etc…).
Quelques principes assez simples à mettre en place peuvent favoriser le développement d’une bonne estime de soi chez l’enfant. Ces lignes de conduite ont pour but d’encourager l’enfant à avoir confiance en lui tout en lui permettant de développer ses talents.
Grâce à des règles éducatives (claires, réalistes, peu nombreuses) qui lui permettent d’évoluer dans un environnement sécurisant, l’enfant sera encouragé à émettre son avis tout en se référant au cadre éducatif défini par ses parents. Il est important de lui apprendre très tôt que si les règles ne sont pas respectées, il y a aura des conséquences :
  • Lui permettre d’émettre son avis et de faire des choix (par exemple : entres 2 activités extrascolaires) afin de lui permettre d’acquérir assurance, confiance et sens des responsabilités.
  • Il est important d’agir de façon à ce que l’enfant ait une vision positive mais tout de même réaliste de lui-même (par exemple : souligner ses forces et évoquer ses difficultés en ménageant sa fierté et en lui donnant les moyens de s’améliorer).
  • L’aider à exprimer ses émotions et sentiments et ne pas hésiter à susciter sa motivation pour les tâches scolaires et de loisirs. Il est important de l’amener à aller au bout de ses projets en respectant son rythme.
  • Enfin, l’encourager à aller à la rencontre des autres enfants et l’aider à trouver sa place dans le groupe de ses pairs en gérant en partie lui-même les conflits.
Les thérapies cognitivo-comportementales sont largement utilisées pour accompagner les personnes qui souffrent d’un trouble de l’estime de soi. A l’aide d’exercices pratiques et de jeux de rôle, le thérapeute va amener la personne à mieux se connaître, à accepter ses forces et ses faiblesses et à s’affirmer en supportant mieux les situations d’échec. Un travail sur les pensées et les émotions négatives que le sujet porte à son égard va être à la base de cette thérapie.

Livres pour enfant

Dominique de Saint Mars, Serge Bloch. Max se trouve nul. Calligram, Ainsi va la vie, 2007
Anne Cortey, Guillaume Reynard. Je ne suis pas un ver de terre, Autrement Jeunesse, 2008
Jérôme Ruillier. Trop petit, Casterman, 1998
Chloé Remiat, Patrice Eon. Marre de mes complexes ! Milan Jeunesse, 2008

Livres pour parents

Duclos, Germain. Que savoir sur l’estime de soi de mon enfant ? Hôpital Sainte-Justine, Questions/réponses pour les parents, 2008.
Duclos, Germain et Duclos, Martin. L’estime de soi un passeport pour la vie. Hôpital Sainte Justine, 2004.
Bacus, Anne. Mon enfant a confiance en lui, Marabout, 2003
Laporte, Danièle et Sévigny, Lise. Comment développer l’estime de soi de nos enfants « Guide pratique à l’intention des parents d’enfants de 6 à 12 ans ». Hôpital Sainte-Justine, 1998

Livres pour adultes

Christophe André, François Lelord. L’estime de soi, S’aimer pour mieux vivre avec les autres, Odile Jacob, 2008