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dimanche 13 mars 2022

Prendre RDV :

NOUVEAU au 1er sept 2026 : les étudiants doivent au préalable créer leur espace sur le site de santé psy étudiants ou mettre à jour le dossier pour l'année 2026/27 (certificat de scolarité ou CVEC)

 

Je reçois les étudiants et adultes uniquement

du lundi au vendredi 

 Toutes les disponibilités sont en ligne

   Je ne fais plus de bilan cognitif et orientation

 RDV En ligne  : https://user.clicrdv.com/demacon-corinne

Agréée par: la CPAM (Mon soutien psy) et le ministère de l'enseignement supérieur (Santé psy étudiant): Je reçois les étudiants et adultes

Le dispositif "mon soutien psy" concerne les personnes avec des troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés uniquement,   Dans des situations plus graves il est inadapté et inefficace. Vérifier votre éligibilité avant de prendre RDV.

  Je ne fais plus de bilan cognitif et orientation


Nb : Vous recevez un rappel 48 heures avant le RDV. En cas d'absence ou de modification merci le faire directement via votre dossier pour qu'un autre patient puisse s'inscrire.


Depuis le 15 Juin 2024 :

Le dispositif Mon soutien psy est simplifié et renforcé : l’accès direct au psychologue est possible et le patient peut bénéficier de 12 séances (pour une anxiété ou dépression légère à modéré uniquement)

Vérifier les conditions d'éligibilité :  https://www.ameli.fr/morbihan/assure/remboursements/rembourse/remboursement-seance-psychologue-mon-soutien-psy

 Les séances (45 mn) sont à 50 euros (remboursées CPAM + mutuelle) .

Adresse : 4 Rue Alfred KASTLER, BAT 04, RDC  56000 Vannes.

Sur RDV

Par Tel : 06 63 91 80 47 




vendredi 14 octobre 2016

Balayage corporel

La relaxation est une forme thérapeutique accessible à tous. Son but : nous permettre de retrouver la sérénité en faisant le vide en soi, et en faisant diminuer progressivement le stress qui nous envahit et affecte nos capacités psychomotrices.
Le but de toute relaxation est une détente musculaire et mentale afin de faire émettre par le cerveau des ondes de l’endormissement et donc de la détente physique et psychique. Sa pratique devient une nécessité pour un nombre croissant de personnes, plus particulièrement pour ceux et celles qui souffrent du stress quotidien. Plus on est actif et plus il faut récupérer. La relaxation rend optimiste, souriant et recharge le système nerveux et le système endocrinien pour faire face aux rigueurs de la vie.
Le training autogène de Schultz utilise la suggestion verbale et mentale de certaines sensations caractéristiques et correspondantes à l’état de relaxation détente. Ce sont les sensations de chaleur, de respiration calme, profonde, harmonieuse et la sensation de pesanteur qui sont le plus souvent utilisées.
Au phénomène de pesanteur correspond la décontraction musculaire et à la chaleur correspond la vascularisation. Ces deux phénomènes, vascularisation et décontraction, sont relaxants.
Cette méthode demande un effort mental de concentration.
le balayage corporel :La méditation par balayage corporel e coupe court au cycle du stress. Ce dernier, comme un enfant en caprice, deviendra de plus en plus virulent à mesure que vous lui accorderez votre attention. C’est en refusant d’entrer dans ce cercle vicieux et en vous en détournant que vous pourrez reprendre le contrôle et retrouver la tranquillité d’esprit nécessaire à une bonne gestion des crises ou des simples problèmes qui se posent. Le balayage corporel mobilisera toute votre attention, la détournant ainsi du stress, des tensions, des angoisses naissantes, faisant redescendre ces derniers tout naturellement ;
Comment pratiquer le balayage corporel
Installez-vous confortablement. Trouvez une position qui permette à votre corps d’être léger, libre, tout en se maintenant tout de même. Être affalé, effondré, ne vous permettra pas de respirer convenablement. Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé durant une vingtaine de minutes, voire une demi-heure.
Fermez les yeux, efforcez-vous de mettre de côté toute source de stress. Vous ne pouvez pas les oublier, mais rien ne vous force à les observer. Cessez de leur accorder de l’importance, ne serait-ce que le temps de cette séance de méditation.
Commencez alors à porter votre attention sur votre corps. Commencez par les pieds, par exemple, et remontez le long du corps, en vous intéressant à chaque sensation. Vos pieds sont-ils posés ou pèsent-ils un peu au bout de vos jambes. Ressentez la sensation de chaleur ou de froid, la manière dont ils sont disposés dans vos chaussures. Vous pouvez faire bouger très légèrement vos orteils et ressentir la manière dont les muscles sont mis en jeu. Quand vous aurez épuisé tout ce que vous pouvez observer mentalement au sujet de vos pieds, remontez jusqu’aux chevilles et aux mollets. Sont-ils tendus ? Un peu douloureux à cause d’une longue marche ? Ressentez la manière dont vos vêtements pèsent sur eux. Sont-ils chauds ? Remontez alors jusqu’à vos cuisses en appliquant la même méthode, puis étendez-là à chaque partie de votre corps. Il vous faudra tenter de distinguer à chaque fois tout ce que vous pouvez ressentir. Rien n’est inintéressant, rien n’est trivial, toute information est bonne à recevoir, à observer. Celles qui ne vous intéressent pas immédiatement pourront faire sens plus tard ou simplement ouvrir à la voie à des informations plus riches par la suite.
En pratiquant régulièrement la méditation par balayage corporel, vous affinerez grandement vos perceptions de votre propre corps et vos sensations d’une manière plus générale. Vous disposerez également d’un outil pour couper court au cycle du stress et de l’inquiétude. Même en ne consacrant que quelques minutes à cette pratique, vous verrez votre niveau de stress diminuer rapidement et de manière importante.
Point d ancrage positif : Quand vous sentirez que votre corps se détend, maintenez les yeux fermés et imaginez que vous êtes avec la personne aimée, rappelez-vous un très beau souvenir ou revoyez un objet que vous aimez particulièrement. Cette concentration sur des personnes, des situations ou des objets capte votre attention . Bâillez. Le bâillement est source non pas de l’ennui, mais de la détente et du bien-être.Elle propose d’éveiller, en chacun de nous, le désir d’acquérir une meilleure connaissance de soi. Ses buts sont l’épanouissement de l’être et une transformation positive de son existence. En d’autres termes permet de développer une pensée positive afin d’éliminer la pensée négative avec toutes les conséquences qui en découlent pour soi-même et pour les autres. Ceci ne signifie nullement mettre des œillères sur le passé ou le présent et éviter toute responsabilité, mais plutôt de se dire que les erreurs d’aujourd’hui font la richesse de demain. Le passé devient ainsi un l’élément positif.
Grâce au calme et à la détente engendrés par cette relaxation dynamique, on peut répondre d’une manière plus saine et harmonieuse aux multiples agressions quotidiennes de nos cités que l’on nomme stress et sans engendrer des tas de maux psycho somatiques ou somato-psychiques.
Pour vous aider, il est possible de choisir une musique de relaxation qui,vous plongera peu à peu dans un état de détente.
Cette méthode qui peut se pratiquer à n’importe quel moment de la journée vous permettra de ne pas vous noyer dans le flot des soucis et des stress quotidiens. Appliquée le soir, cette relaxation très simple nous déconnecte des problèmes professionnels, évite bien des indigestions et nous permet de faire la paix avec nous-mêmes et avec les autres. En vous faisant lâcher prise, elle vous aide à gérer vos stress convenablement.

jeudi 29 septembre 2016

Déprime : pourquoi avons-nous le blues en hiver ?

A défaut de voir tout en noir, vous voyez tout en gris-morose comme le ciel hivernal ? Cette dépression saisonnière est directement associée au manque de lumière. Mais nous pouvons réagir et chasser ces idées noires.
« Spleen quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle …. » disait Baudelaire. Mais la déprime n’est pas l’apanage des poètes, nous sommes aussi nombreuses à subir ces coups de blues qui nous minent, surtout pendant les journées courtes et sombres de l’hiver. Un psychologue britannique a d’ailleurs établi que la journée la plus déprimante de l’année serait… le troisième lundi de janvier !
Selon le Dr François Duforez, praticien attaché APHP, fondateur du European Sleep Center à Paris, « environ 3 % des gens souffrent de dépression ; 6 % de dépression saisonnière et 15 % ressentent un désordre, un inconfort, une gêne dans leur vie quotidienne : ils ne se sentent pas bien ». Les fêtes de fin d’années sont passées, on hiberne toujours au chaud en mode marmotte ? Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et il peut être doux d’apprendre à vivre au rythme des saisons.
« L’hiver est une période de repli sur soi, on se désengage des choses, on est dans une phase cocooning, il est important d’en profiter pour se reconnecter à soi, à son corps et à son bien-être », conseille la coach Sophie Machot (auteur du livre « Cultivez votre bonheur », aux éditions Eyrolles et du blog concentredebonheur.unblog.fr), qui raconte qu’une infirmière australienne avait noté dans sa carrière les regrets exprimés par les personnes en fin de vie et l’un de ceux qui l’avait le plus frappée était celui-ci : « Je regrette de ne pas m’être autorisé à être plus heureux ».

Certains sont plus exposés que d’autres

« Les personnes les plus touchées par la déprime sont des personnes à forte réactivité émotionnelle », explique le Dr David Gourion, médecin psychiatre. Emotives, elles sont très sensibles aux émotions négatives comme la tristesse. Or, quand on est très émotif et qu’on est soumis à un événement stressant, même minime, on a plus de risque de développer une réaction anxieuse.
Mais il existe des facteurs protecteurs qui préservent de la déprime : ce n’est pas la même chose si on est seul ou en couple uni ; si on a une famille aimante ou toxique. L’environnement professionnel joue également. Ces facteurs de protection sont puissants et ils peuvent être suffisants pour nous protéger de ces coups de déprime, mais si on cumule un tempérament hypersensible, des antécédents familiaux de dépression et un environnement affectif peu agréable, alors l’événement stressant risque d’être plus difficile à gérer.
Notre environnement compte beaucoup
On peut comparer notre cerveau à une voiture, dont la dopamine serait le moteur, c’est-à-dire l’énergie, le plaisir ; la noradrénaline serait le volant qui nous donnerait la direction à suivre et la sérotonine, l’alarme de la voiture qui nous préviendrait du danger. Notre environnement joue un rôle majeur sur le bon fonctionnement de ces neurotransmetteurs. Stressant, il va freiner la sérotonine : on aura alors tendance à l’hypersensibilité. Si la dopamine est freinée, c’est la panne de moteur. Cela intervient surtout dans le cadre d’un environnement peu gratifiant, propice à la frustration où on a la sensation d’agir par devoir. Un manque de noradrénaline intervient surtout dans un environnement complexe, avec beaucoup d’informations à gérer. D’où la nécessité de s’occuper de soi avec bienveillance, de bien s’entourer. Même quand il ne s’agit que de coup de blues hivernal.
Quand consulter ? Un coup de blues qui dure peut parfois masquer un problème plus sérieux. Peu importe le traitement choisi, si les symptômes persistent ou s’aggravent après une semaine ou deux, mieux vaut consulter son médecin généraliste.
cf : article

vendredi 23 septembre 2016

besoin d' estime sociale

Sommes-nous d’éternels enfants en quête de compliments? Non. La reconnaissance professionnelle nous offre une appartenance à un groupe, nous permet de valoriser notre singularité, et nous aide à donner corps et sens à des activités de plus en plus dématérialisées.
En fait, tu n’as aucune compétence. Tu as juste de la chance. » Marc, 32 ans, commercial dans une grande banque européenne, a d’abord cru qu’il avait mal entendu. Comment son « N+1 » aurait-il pu dire ça en entretien annuel d’évaluation alors qu’il avait « explosé » ses objectifs ? « J’étais celui de l’équipe qui avait fait le plus de bénéfices, témoigne-t-il. Au début, j’étais abasourdi. Puis je me suis demandé s’il n’avait pas raison. » Petit à petit, la confiance de Marc en lui-même s’est affaissée. « Au risque de paraître ridicule », ajoute-t-il, il a fini par appeler d’anciens employeurs pour leur demander si, vraiment, il était « si mauvais ». Ils l’ont rassuré, mais, au bout de quelques mois, ne décrochant qu’un silence poli en dépit d’une activité débordante, Marc a jeté l’éponge et donné sa démission, convaincu que, s’il était resté, il aurait sombré dans la dépression.

Un désir légitime d’estime sociale


Travail et reconnaissance font-ils bon ménage ? La psychanalyste Hélène Vecchiali a répondu à toutes vos questions.
Cet exemple extrême relève davantage du harcèlement que du quotidien rencontré par chacun d’entre nous, pourtant combien sommes-nous à attendre fébrilement ces fameux entretiens de fin d’année ? Combien sommes-nous à guetter cette occasion d’entendre enfin notre supérieur souligner ce que nous avons accompli de positif, nous dire « merci », nous augmenter, qui sait ? Bref, nous assurer de sa confiance ? Au fond, pourquoi y accordons-nous autant d’importance ? Après tout, qui mieux que nous-mêmes peut juger du soin que nous avons pris à accomplir nos tâches quotidiennes ? Toute la question est là : nous avons un besoin viscéral et intemporel de reconnaissance.
Car, explique la psychanalyste et coach Hélène Vecchiali, « le travail est dans son étymologie lié à la douleur et à la difficulté. Même ceux qui aiment leur métier fournissent des efforts. Il est donc normal d’avoir besoin d’être reconnu. Et puis reconnaître quelqu’un, cela signifie l’identifier : quand un enfant naît, il est reconnu par ses parents à la mairie. C’est ainsi qu’il va s’inscrire dans la société. Au travail, c’est la même chose : la reconnaissance n’est pas seulement quelque chose qui nous fait du bien comme ça de temps en temps. Elle nous offre une appartenance à un groupe et nous permet de forger une estime sociale de soi ». Mais nous ne sommes pas tous égaux face à ce désir : pour être persuadés de la valeur de leurs productions, certains ont besoin qu’on le leur répète dix fois de suite. D’autres veulent être reconnus en public et non pas en tête à tête : il faut que les trompettes de la renommée résonnent.

Des « bonnes notes » qui définissent notre valeur

René Fiori, psychanalyste et créateur du collectif Souffrances au travail

« Plus que la reconnaissance des salariés, c’est la question de la confiance qui se pose »
« Les salariés témoignent de leur nouveau statut qui est celui d’être interchangeables, d’être fondus dans des flux qui les dépassent. Dans des grandes entreprises où tout est systématisé, où tout fonctionne par protocole, leur place en tant qu’êtres singuliers disparaît. Le fait d’être reconnus, remerciés, félicités devrait les sécuriser. Sauf que… Confrontés à des situations économiques tendues, de nombreux managers ne peuvent plus dire ce qu’ils pensent et porter de jugement personnel sur le travail de leurs collaborateurs : leur appréciation est suspendue à des nécessités budgétaires, organisationnelles. Finalement, ce n’est plus la question de la reconnaissance qui se pose, mais plutôt celle de la confiance : celui qui est en face de nous ne peut plus exprimer vraiment ce qu’il pense de nous parce qu’il n’est pas libre. Son point de vue n’est pas stable et il peut varier uniquement en fonction d’indicateurs fi nanciers. Ainsi, quelque chose de fondamental se délite dans le lien social, et essaime dans la société civile. »
Le travail est noué à l’amour pour chacun d’entre nous. Quand nous étions petits, nos parents nous félicitaient pour nos bonnes notes et nous grondaient pour les mauvaises. Depuis, nous avons tous plus ou moins tendance à confondre la valeur de nos notes, c’est-à-dire celle du fruit de nos efforts, avec notre propre valeur, celle que nous représentions pour nos parents. Certains sont plus en attente que d’autres, car « leur estime de soi, leur reconnaissance d’eux-mêmes est fragile ou n’a pas pu se forger correctement, éclaire Hélène Vecchiali. En revanche, un enfant qui a été rêvé, désiré, porté, reconnu dans ses efforts par ses parents aura spontanément ancré en lui-même cette sensation d’être valeureux. Il sera moins en demande ».
Marion, 45 ans, fait partie de ces bienheureux qui ne doutent pas de façon névrotique de la qualité de leur travail, mais, dit-elle, « si mes supérieurs et mes collègues ne me félicitaient pas de temps en temps, je crois que je serais complètement perdue. Depuis des années, je remplis des fiches de synthèse sur ordinateur sans savoir vraiment qui les lit ». Rien de plus logique, assure l’économiste et psychanalyste Corinne Maier. Selon elle, notre vie professionnelle est de plus en plus virtuelle : « Dans un bureau, rien n’est vraiment concret. Nous fabriquons des choses immatérielles, donc difficiles à évaluer. Contrairement à quelqu’un qui répare des chaussures ou à une personne indépendante qui fait son chiffre d’affaires, la satisfaction du travail est peu liée à la réalisation d’un objet. Elle ne repose pas non plus sur le bien-être que l’on peut ressentir en accomplissant une tâche du début à la fin, puisque les fonctions sont “découpées”, détachées les unes des autres et cloisonnées. »
Résultat : nous disposons moins que jamais aujourd’hui des moyens de nous estimer. Nous sommes perdus dans le flou d’activités de plus en plus abstraites et parcellisées. Rien de tangible ne vient nous conforter. Nous dépendons plus que jamais du regard des autres : eux seuls peuvent nous soutenir et nous rassurer dans des environnements où les licenciements se multiplient. Dans une entreprise, la reconnaissance est d’ailleurs « un excellent moyen de doper les équipes », rappelle le psychanalyste René Fiori.

dimanche 18 septembre 2016

Boris Cyrulnik, un expert connu et reconnu

Devenir psychiatre pour Boris Cyrulnik est une évidence « dès l’âge de 11 ans. » Car cet enfant juif rescapé des rafles, avait besoin de comprendre les événements tragiques qu’il venait de vivre. Pourquoi ses parents sont morts dans un camp de concentration. Et pourquoi, à l’âge de 6 ans seulement, il a été arrêté par des hommes armés.
« À cause de la guerre, du fracas de mon enfance, je croyais que la psychiatrie allait m’aider à comprendre la folie du nazisme. J’ai donc été, très jeune, atteint par la rage de comprendre. Pour maîtriser ce monde et ne pas y mourir, il fallait comprendre. C’était ma seule liberté. La nécessité de rendre cohérent ce chaos affectif, social et intellectuel m’a rendu complètement psychiatre dès mon enfance. »
Pour aider les victimes de traumatismes profonds, Boris Cyrulnik a travaillé pendant près de 30 ans sur la notion de « résilience » : cette capacité de l’être humain à reprendre un développement sain après avoir été en état d’agonie psychique. Théorisée par la psychologue américaine Emmy Werner, cette notion a ensuite été vulgarisée et développée en France à travers une vingtaine de livres.
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Célèbre neuropsychiatre français, Boris Cyrulnik interviendra à la Semaine de la Mémoire le jeudi 22 septembre de 19h30 à 21h au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine. Il échangera avec Denis Peschanski, historien membre du Conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires sur le thème « Mémoire et traumatisme ».
cf : http://www.semainedelamemoire.fr/actualites/boris-cyrulnik-un-expert-connu-et-reconnu

dimanche 4 septembre 2016

Rentrée : réussir son retour au travail

Blues d’après-vacances, stress de la rentrée… Le retour au travail après les congés d’été est parfois difficile. Les conseils de Patrick Amar, psychologue et coach de dirigeants, pour adoucir et réussir sa rentrée professionnelle.
cf : psychologies Margaux Rambert

Gérer le blues de la rentrée

Fin du  farniente et de la dolce vita, place au travail, à la routine, aux heures passées dans les transports… La reprise du travail après les congés d’été est parfois difficile. Et s’accompagne souvent d’un petit coup de blues.
« C’est normal, explique Patrick Amar, psychologue et coach de dirigeants. La rentrée professionnelle est une période de transition. On passe d’un état de grande liberté à un environnement de grande contrainte. Une période d’ajustement est donc nécessaire pour changer ses habitudes. » Et pour que ce vague à l’âme s’estompe…
Le conseil de Patrick Amar : « Il y a un deuil des vacances à faire mais il faut se dire que l’on va y arriver, car on y arrive chaque année. Pour se remobiliser et se réadapter, l’idéal est de se donner des objectifs modestes au début. L’intérêt ? Amorcer la pompe et nous permettre de nous sentir bien puisqu’on accomplit des choses.

Ne pas se laisser gagner par le stress de la rentrée

Qui dit rentrée, dit souvent période de rush. De reprise des dossiers, des réunions, des projets… Une effervescence qui contraste avec l’oisiveté si agréable des vacances. Une source de stress, aussi. « Tout n’est pas essentiel, prévient Patrick Amar. Il faut trier ce qui est urgent et important de ce qui l’est moins, ou pas du tout. » Le mot d’ordre pour combattre la pression ? Hiérarchiser. Les tâches, les priorités… « Etablir un rétroplanning peut être aidant : on fait une liste de ce qu’on doit avoir fini pour le milieu, puis pour la fin du mois… ».
Le conseil de Patrick Amar : « Evitez de procrastiner et de ne pas finir les choses. Aristote disait : "le commencement est plus que la moitié de la chose". Si on remet un sujet au lendemain, il va devenir encore plus urgent. Et on risque d’être pollués par des émotions négatives : frustration, culpabilité à ne pas aller plus vite, perte d'estime de soi... »

Continuer à cultiver les plaisirs des congés

Savourer des apéritifs en terrasse, prendre le temps de partager, en couple ou en famille, de bons petits déjeuners, marcher pour se rendre au travail… La rentrée ne sonne pas le glas de tous les plaisirs que l’on s’octroyait en vacances. Au contraire. « Il est important de prendre du temps pour soi et de ne pas faire l’impasse sur les moments de détente », commente le psychologue. Surtout la semaine de reprise.

samedi 25 juin 2016

Réussir, échouer, repartir.

REF : Forcer le destin
J’ai choisi le succès, l’échec m’a rattrapée
Aude de Thuin et Jeanne Siaud-Facchin
Editions Robert Laffont, Juin 2016



Qu’est-ce que réussir sa vie ?
Qu’est-ce qu’échouer ?
De quoi la réussite est-elle le nom ?
L’échec est-il celui qu’on craint ?
L’histoire  d’un échec, une confession poignante d’Aude de Thuin, et l’analyse lumineuse de Jeanne Siaud-Facchin sur notre course à la réussite et ses multiples leurres.  
Réussir, échouer, repartir.
C’est l’histoire de la vie.

Aude de Thuin est l’une des rares femmes serial entrepreneuse. Elle a crée de nombreuses sociétés d’évènements et de forums comme Osons la France, l’Art du Jardin, le Women’s Forum et, avec aufeminin, Happy Happening la fabrique à Héroïnes. Elle est l’auteur de Femmes, si vous osiez chez Robert Laffont
Jeanne Siaud-Facchin est psychothérapeute et auteure notamment de L’enfant surdoué.
Dans un livre à quatre mains, elles décortiquent les mécanismes qui nous conduisent à poursuivre le succès à tout prix (et quel prix parfois !), à souffrir du regard des autres et à se prendre au piège des échecs qui peuvent broyer.
Avec courage et humilité, Aude de Thuin livre un témoignage de sa vie, de ses doutes, de ce mal si féminin qui consiste à douter de soi sans relâche. C’est aussi un livre sur l‘échec, sa perception très française, la solitude de l’entrepreneur, son désir de rebond, son burn-out, ses espoirs et ses déceptions. Sous le regard de Jeanne Siaud-Facchin, elle livre aussi de nombreux conseils pour tous ceux qui veulent comprendre nos mécanismes intérieurs, notre soif de réussite et de reconnaissance, notre quête de bonheur, et notre difficulté à trouver notre chemin.
Mais c’est aussi un livre qui aide à grandir, à méditer sur les valeurs qui nous importent, et finalement à privilégier l’amour de nos proches, à des chimères.
« Ma nature ne s’est pas calmée, malgré mon souhait que ma créativité se tarisse. Mais j’espère être plus heureuse de vivre« .
Et comme le disait Anatole France : « Pour accomplir de grands choses, nous devons non seulement agir, mais aussi rêver ; non seulement planifier mais aussi croire«

jeudi 26 mai 2016

Diminuer l'anxiété

Nous avons tous, à certains moments de notre vie, connus les sensations désagréables de l’anxiété. Battement rapide du cœur, accélération de notre respiration,, mains moites, tensions musculaire, la « boule au ventre » . Vous avez peut être connu ces « malaises » devant un défi, un problème que vous ne pensez pas pouvoir supporter. Dans cet état nous paraissons bloqués, incapables de nous concentrer sur nos tâches quotidiennes ou sur nos objectifs à long terme.
Il y a bien sur plusieurs techniques qui vont du changement de comportement a la réinterprétation des faits en passant par les pensées positives. En réduisant les signes d’anxiété, physiquement parlant, vos émotions vont devenir différentes car contrairement à ce que l’on pourrait penser ce sont les mouvements qui créé l’émotion.

1- Réévaluer la probabilité que l’événement menaçant arrive vraiment.
  Rappelez-vous vos pires peurs et préoccupations et demandez vous combien de fois vos peurs, vos craintes, vos préoccupations sont devenues réalités ? Nous surestimons en permanence une fin négative alors qu’en réalité cela n’arrive que très rarement. Le « scenario catastrophe » n’est qu’une projection que la personne elle-même , prenant en compte uniquement les pensées négatives augmentant ainsi sont état anxieux.
Réévaluez la situation en vous détachant de vos peurs et en restant sur des faits.
2- Ne vous inquiétez pas pour rien.
Même si un événement difficile à supporter nous arrive, nous sommes capables de le gérer en utilisant quelque habiletés et surtout grâce à notre capacité à résoudre les problèmes.  Nous devons nous apercevoir que si les événements négatifs font partie de la vie, nous les rendons plus intenses et plus douloureux en étant anxieux et en se « faisant du souci » Mettez votre focus sur la solution et non sur le problème. Votre objectif est de minimiser le problème et non de le rendre insurmontable à vos yeux embués par la peur.
3- Relaxez-vous et respirez profondément
En relâchant nos muscles, nous commençons à nous calmer, nous diminuons les tensions et éclaircissons nos pensées. En vous entrainant à la relaxation, vous pourrez ensuite l’utilisée en situation d’anxiété facilement.
Exemple de relaxation
Allongez-vous sur votre dos, les bras le long du corps dans une ambiance calme et de préférence sans bruit de fond telle que la télévision.
• Fermez les yeux et focalisez-vous sur votre respiration pendant une minute. Sentez l’air frais entrer par vos narines et l’air chaud en ressortir. Faites des respirations lentes et profondes.
• Certaines pensées peuvent se présenter à votre esprit, ne les bloquer pas, laissez les passer et revenez à votre respiration.
• Au fur et à mesure, vous vous sentez plus calme, plus tranquille. Plus vous vous concentrer sur votre respiration, plus votre corps se détend et votre esprit se tranquillise.
• Maintenant concentrez-vous sur votre façon de respirer. Prenez note mentalement de cette façon de respirer qui vous permet d’être plus calme, plus détendu. Vous pourrez utiliser cette manière de respirer au moment ou vous sentez monter l’anxiété pour vous ramener au calme.
• Concentrez vous sur les parties de votre corps que vous utilisez pour respirer. Sentez les différents muscles qui agissent pendant l’inspiration et pendant l’expiration.
• Mémorisez ces sensations pour les utiliser en cas d’anxiété.
• Mettez maintenant une main sur la poitrine et l’autre sur le ventre et notez les mouvements d’extension et de contraction de la poitrine et du ventre à chaque inspiration, a chaque expiration.
• Lorsque vous sentez que votre respiration est plus dans la poitrine, descendez là dans le ventre.
• Votre expiration doit être deux fois plus longue que votre inspiration
4- Rester conscient de vos réactions physiques et mentales
Nos réactions aux événements stressants peuvent devenir habituelles et malheureusement non contrôlées par nous-mêmes. Ces comportements automatiques peuvent nous conduire à toutes sortes de problèmes physiques, émotionnel ou psychologique, et quand cela arrive on ne peut pas les ignorer.
Ces réactions peuvent inclure des tensions musculaires, des crampes, des etats émotionnels néfastes et même des état de dépression.
L’antidote contre cette tendance de fonctionner en « pilotage automatique » est la pratique bien connu de « la pleine conscience » Pratiquer la pleine conscience signifie de porter son attention, méticuleusement au moment présent. Nous avons tous cette capacité d’avoir conscience du moment présent. Dans cet état de « pleine conscience » nous savons ce qui se passe à l’extérieur et ressentons ce qui se passe à l’intérieur de nous-même. En « pleine conscience », nous avons conscience de ce que nous sommes en train de faire, de voir, d’entendre, de toucher et que tout ceci arrive au moment présent.
Quand je mange, je mange. Quand je fais la vaisselle, je fais la vaisselle. Faites un effort, quand vous pensez à cette « pleine conscience » rappelez-vous que vous pouvez être encore plus conscient être présent à ce que vous faites. Cette habitude va vous permettre de ressentir plus facilement ce qui se passe à l’intérieur de vous-même, de votre corps et de votre esprit.
Utilisez votre respiration pour vous « mettre » dans le moment présent, dans un état de pleine conscience. Plus tard vous pourrez inclure d’autres sensations que la respiration, sans vouloir rien changer, simplement constater. C’est comme ça, aujourd’hui.
Lorsque vous vous sentez anxieux, perdu, confus, ramenez votre concentration sur votre respiration. Vous pouvez faire cela autant de fois que vous le désirez, ce n’est pas dangereux .

5- Vivez par rapport à vos valeurs
« Acceptation et Compromis » est une méthode qui encourage les personnes a accepter les pensées et sentiments négatifs et ne pas chercher à les réprimer ou les contrôler. Si l’on dirige notre attention loin de nos peurs, et que nous nous concentrons sur nos taches et objectifs, nous pourrions vivre une vie heureuse, malgré les peurs et préoccupation.
 Nous devons déterminer ce qui nous importe vraiment, ce qui a de l’importance pour nous. Nos actions doivent être en accord avec nos valeurs.
Vous connaissez sans doute cette phrase: « Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, la sagesse d’en connaître la différence. »
Acceptons les sensations désagréables et les sentiments négatifs comme naturels et inhérents à l’être humain mais mettons en place des actions, en accord avec nos valeurs, nous permettant de nous sentir bien.
On ne doit pas apprendre à éliminer la peur, car cela n’est pas possible. On doit apprendre à la gérer. Un des moyens de passer outre nos peurs est d’avoir des stratégies.
Commençons à faire des choses qui nous font nous sentir mieux, sachant que nous ne sommes pas au mieux de notre forme, mais que ces sensations inévitables ne doivent pas nous empêcher d’avancer.

dimanche 22 mai 2016

Une manière fort simple de vous sentir plus heureux

Si vous ne savez pas comment vous rendre heureux, je vais vous donner pleins d’idées, comme par exemple prendre soin des autres,  faire des cadeaux, être gentil avec les autres. Votre stock de gentillesse étant inépuisable, vous pouvez en faire une large distribution.
Selon vous qu’est-ce qui contribue le plus à votre bien être ?
Être gentil avec vous-même ou avec les autres ?
Centré sur  soi ou centré sur l'autre dirait la PNL ?
 La croyance populaire invite,  lorsqu'on ne va pas bien, à s’occuper de soi, de se reposer est de faire quelque chose qui vous procure du plaisir.
Et bien la croyance ne se vérifie pas car selon les résultats d’une étude de 2016 être gentil avec les autres génère bien plus de bien-être que d’être gentil avec les autres. Le fait d'être gentil avec les autres pourrait contribuer à nourrir et développer les relations sociales.

L'étude a intégré près de 500 personnes devant effectuer des actes de gentillesse différents, et chez qui on a évalué le niveau de bien être. Dans le premier groupe les participants effectuaient des actes de gentillesse pour les autres, comme le ramassage des déchets ou l'offre d’une tasse de café à un ami. Les participants du deuxième groupe effectuaient des actes de gentillesse pour eux-mêmes comme le fait de prendre une journée de congé ou de faire plus d'exercice. Les résultats montrent que les participants se sentaient plus souvent plus fier d’eux-mêmes après avoir fait une bonne action pour les autres plutôt que pour eux-mêmes.
Les auteurs de l'étude donnent les explications suivantes :   "... en faisant de belles choses pour les autres, les individus peuvent ressentir une plus grande joie, un contentement et de l'amour, des émotions qui à leur tour vont promouvoir un plus grand bien-être général et améliorer les relations sociales et ainsi de suite. En effet, l'expérience des émotions positives fréquentes amène les gens à faire plus confiance aux autres, pour constituer des groupes sociaux plus inclusifs, et inclure d'autres individus dans leur sens du soi ».
En revanche faire de belles choses pour soi-même ... "... Ne semble pas conduire les individus à ressentir plus émotions positives et moins émotions négatives, peut-être parce que les avantages sont de courte durée .
De plus, les comportements centrés sur soi  de cette étude étaient souvent solitaires et présentaient moins d'opportunités d’améliorer les relations. En effet, l’inclusion d'autres personnes dans nos expériences semble être un élément important de d‘amélioration du bien-être ". "En ce qui concerne la quête du bonheur, la culture populaire encourage le fait de se centrer sur soi-même. Pourtant, des éléments substantiels de preuve suggèrent que ce qui rend plus souvent les gens heureux concerne avant tout sur les comportements sociaux donc centrés sur les autres.
Les personnes qui recherchent plus de bonheur ont bien souvent tendance à prendre soin d’eux-mêmes. Nos résultats suggèrent toutefois qu'elles peuvent être bien plus efficaces si elles choisissent de prendre soin de quelqu'un d'autre "
En faisant du bien aux autres, vous créez plus d'harmonie et d'entente entre les différentes aspects de vous même. Et c'est cet état d'alignement qui génère probablement du bien être. Adoptez une deuxième position de perception et demandez-vous : qu'est-ce qui pourrait faire plaisir à cette personne si j'étais elle, c'est-à-dire si j'adoptais son mode de perception et son système de valeur ? Puis revenez en première position (dans vos chaussures) pour matérialiser l'action de gentillesse. Une autre approche serait de regarder l'autre personne comme une partie de vous, tel que vous avez été plus jeune, ou tel que vous serez plus âgée, ou tel que vous auriez pu être dans une autre vie.
REF : http://pnl-info.typepad.com/pnlweblog/2016/05/une-mani%C3%A8re-fort-simple-de-vous-sentir-plus-heureux.html