vendredi 10 juillet 2015

La femme de la semaine Céline Rivière, neuropsychologue et auteure de " La câlinothérapie " aux Editions Michalon


Les câlins c'est bon pour le moral...mais aussi pour la santé. 

Ils nous aident à lutter contre les hormones très toxiques du stress. 

Quand on est bienveillant envers soi-même et envers les autres on résiste mieux aux maladies.


Céline Rivière 

Céline Rivière s'appuie dans ce livre sur les plus récentes découvertes médicales et scientifiques pour étayer sa thèse: prendre le temps de faire un câlin, veiller à s'accorder des moments de pause
et de bien être améliore notre résistance au stress et aux maladies.

lundi 6 juillet 2015

Êtes-vous « burn out » ou « bore out » ?

Ces semaines, il a occupé certains titres de journaux et de rédactions web. Il est au centre même des considérations politiques jusqu’à être retiré de la liste des maladies professionnelles par le Sénat, ce mercredi 24 juin. Pourquoi le burn out  fait-il autant parler ? Est-il devenu l’apanage banalisé et commun des professions ou est-ce un ras-bol général ? Et surtout pourquoi le bore out, phénomène miroir, est-il méprisé ?
Dans une société où l’on nous pousse à être toujours plus rentables, toujours plus présents et toujours plus volubiles, la surperformance et le dépassement de soi deviennent alors les normes.
Pour ne pas dévier de cette norme et de cet idéal professionnel, certains se réfugient dans les heures supplémentaires, d’autres dans le silence. On s’épuise psychologiquement. On s’épuise physiquement. La dépression pointe le bout de son nez. Oui, il faut des normes. Oui, l’idéal professionnel existe. Mais à force de les confondre, les seuls fruits du dur labeur résultent au burn out pour certains, au bore out pour d’autres. Mourir de stress ou souffrir de ne rien faire, est-ce le choix cornélien des travailleurs ? Non, le cercle infernal plutôt.
Nettement moins sous les projecteurs que son cousin, le bore out traduit également une autre réalité du travail. Comment peut-on arriver à s’ennuyer dans sa vie professionnelle lorsque le chômage inquiète de plus en plus et que rechercher un CDI revient à chercher une licorne dans le désert du Sahara ? Les raisons sont aussi simples que multiples : la routine, une hiérarchie pesante et excluante, être arrivé(e) à son poste par défaut, être surqualifié. Le pire ennemi de ces « bored out » : le temps.

Le bore out : à la recherche du temps perdu

Les personnes interrogées sur leur bore out délivrent souvent les mêmes récits : lire les mails, répondre aux mails, répéter les tâches indéfiniment, se prendre un café, déjeuner, reprendre ses mails, se sentir inutile et rebelote…jusqu’à l’heure de la délivrance. En 2005, une étude menée aux États Unis sur 10.000 actifs révélait qu’un salarié passait en moyenne deux heures par jour sur des tâches sans rapport avec sa fonction; un tiers d’entre eux évoque comme explication l’absence de tâches attribuées.
Si cette frustration n’a rien d’exceptionnel à en croire l’exténuant proverbe « il y a des jours avec et des jours sans mais les jours sans, il faut faire avec », pourquoi nous affecte-t-elle autant ? La surperformance encore et toujours. On se surprend à désirer plus, à épater ses collègues, à s’épater soi-même, à atteindre un idéal. Mais l’idéal n’est-il pas fait pour rester inatteignable ? Dur retour à la réalité. Il faut alors accepter d’abaisser nos exigences et parfois renoncer aux objectifs zélés. L’autre solution : la démission, mais pour quel horizon ?
Comme le soulignait un article publié dans l’International Journal of Epidemiology d’Oxford en 2010, l’expression « s’ennuyer à mourir » n’a rien de gratuit. Les auteurs montrent alors que l’ennui cède la place à une souffrance qui amène alors à des pathologies mentales et physiques. Résultat des non-courses : les las ont trois fois plus de chance que les autres de développer des maladies cardiovasculaires. La retraite fantasmée n’est alors plus celle que l’on attendait. Pour endiguer cette situation, les prescripteurs ont érigé un poste qui signifie tant et peu de choses à la fois : le manager.

Le manager, ce super-héros ?

Super Manager se doit d’être à l’écoute de son équipe, repérer les faiblesses et les forces de chaque membre. Si la frustration se fait sentir, on opte pour une réévaluation du poste, si les relations ne sont pas au beau fixe, on envisage l’option de la mobilité interne. Le maître-mot : la prévention. Pourtant, le bore-out est méprisé et n’est pas reconnu à juste titre comme une réalité professionnel. Pourquoi ? Parce que le bore-out syndrom une maladie honteuse. Honteuse car complexe à délimiter. Dans un article publié en 2011 dans La Revue internationale de psychologie et de gestion des comportements organisationnels, les professeurs Christian Bourion et Stéphane Trebucq assurent que « (Notre système) récompense la servilité plus que l’efficacité ». On s’ennuie parce qu’on est paresseux et non malheureux voilà tout. Oui mais non.
Au final, le coupable c’est le système. Pas vous.

mardi 23 juin 2015

Le burn-out, une souffrance de moins en moins invisible au travail





  RH / Management   Par LEXPRESS.fr , publié le 23/06/2015 

Les cas de souffrance au travail se repèrent plus aisément dans le monde du travail, estiment des chercheurs de l'Institut national de veille sanitaire.
Reuters/Andrew Winning

Une étude publiée ce mardi 23 juin relève que les souffrances psychiques se détectent plus facilement dans le milieu professionnel. Principal motif avancé: la libération de la parole.

Le burn-out n'est plus vraiment un mal invisible et caché. C'est en tout cas ce que montrent les résultats d'un travail mené par l'Institut national de veille sanitaire (INVS) et publié mardi 23 juin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Le nombre de cas de "souffrance psychique au travail", comptés par les médecins du travail est en hausse. Notamment chez les femmes.
Ainsi, le taux de prévalence (à savoir la proportion d'une population atteinte par les troubles en question) est passé chez les hommes salariés de 1,1% en 2007 à 1,4% en 2012. Pour les femmes, il est passé de 2,3% en 2007 à 3,1% en 2012, soit à un niveau "deux fois plus élevé que chez les hommes", observe l'étude qui n'apporte pas d'explication sur cette différence hommes/femmes.

Libération de la parole

En revanche, les épidémiologistes de l'INVS auteurs de l'étude avancent quelques pistes pour expliquer la hausse du nombre de cas de burn-out. Une "plus grande couverture médiatique des pathologies liées au travail", peut ainsi expliquer ce phénomène ainsi qu'une "libération de la parole auprès des médecins du travail" et une plus grande sensibilisation de ces derniers sur ces troubles.
Mais les chercheurs estiment aussi que le phénomène "peut être mis en parallèle avec la détérioration des conditions de travail constatée ces dernières années", notamment celles liées à l'organisation du travail et au durcissement des relations à la fois entre collègues et avec la hiérarchie.
Les "épisodes dépressifs légers" et les "troubles anxieux et dépressifs mixtes" - à savoir un mélange de plusieurs symptômes anxieux et dépressifs - sont statistiquement les troubles psychiques liés au travail les plus souvent rapportés chez les salariés.

Les plus de 45 ans et les cadres plus exposés

Le nombre de personnes souffrant de burn-out, à savoir d'épuisement physique et psychologique à cause du travail, a progressé régulièrement tout au long de la période étudiée mais ce trouble reste nettement moins courant que les dépressions légères et les troubles anxieux.
L'ensemble de ces symptômes touchent statistiquement plus fréquemment les salariés plus âgés: la probabilité d'en souffrir est "sept fois plus élevée pour les hommes de 45 à 54 ans par rapport au moins de 25 ans", note l'étude.
"Cette probabilité augmente également avec la catégorie sociale", à savoir la souffrance psychique est plus courante parmi les cadres que chez les ouvriers, relèvent encore les chercheurs de l'INVS.  

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vendredi 22 mai 2015

Phobie 1

Le terme « phobie » renvoie à un vaste ensemble de troubles psychologiques, comme l’agoraphobie, la claustrophobie, la phobie sociale, etc. Une phobie est caractérisée par la peur irrationnelle d’une situation particulière, comme la peur de prendre l’ascenseur, ou d’un objet spécifique, comme la peur des araignées. Mais la phobie se situe au-delà d’une simple peur : c’est une véritable angoisse qui s’empare des personnes qui y sont confrontées. La personne phobique est tout à fait consciente de sa peur. Par conséquent, elle tente d’éviter, par tous les moyens, la situation ou l’objet redouté.
Au quotidien, souffrir d’une phobie peut être plus ou moins handicapant. S’il s’agit d’une ophidiophobie, c’est-à-dire d’une phobie des serpents, la personne n’aura, par exemple, pas de difficultés à éviter l’animal en question.
D’autres phobies s’avèrent en revanche difficiles à contourner au quotidien, comme la peur de la foule ou la peur de conduire. Dans ce cas, la personne phobique tente, mais souvent en vain, de surmonter l’angoisse que lui procure cette situation. L’anxiété qui accompagne la phobie peut alors évoluer en crise d’angoisse et épuiser rapidement la personne phobique, physiquement et psychologiquement. Elle a tendance à s’isoler petit à petit pour se tenir à l’écart de ces situations problématiques. Cet évitement peut alors avoir des répercussions plus ou moins importantes sur la vie professionnelle et/ou sociale des personnes qui souffrent de phobie.
Il existe différents types de phobies. Dans les classifications, on trouve d’abord les phobies simples et les phobies complexes, dans lesquelles figurent principalement l’agoraphobie et la phobie sociale.

Parmi les phobies simples, on trouve :

  • Les phobies de type animal qui correspondent à une peur induite par les animaux ou les insectes ;
  • Les phobies de type « environnement naturel » qui correspondent à une peur provoquée par les éléments naturels tels que les orages, les hauteurs ou l’eau ;
  • Les phobies du sang, des injections ou des blessures qui correspondent aux peurs reliées à des procédures médicales ;
  • Les phobies de type situationnel qui concernent les peurs induites par une situation spécifique comme prendre les transports en commun, les tunnels, les ponts, les voyages aériens, les ascenseurs, le fait de conduire ou les endroits clos.

Prévalence

Selon certaines sources, en France 1 personne sur 10 souffrirait de phobie10. Les femmes seraient davantage touchées (2 femmes pour 1 homme). Enfin, certaines phobies sont plus fréquentes que d’autres et certaines peuvent toucher davantage les plus jeunes ou les personnes âgées.
Phobies les plus courantes
Phobie des araignées (arachnophobie)
Phobie des situations sociales (phobie sociale)
Phobie des voyages en avion (aérodromophobie)
Phobie des espaces ouverts (agoraphobie)
Phobie des espaces clos (claustrophobie)
Phobie des hauteurs (acrophobie)
Phobie de l’eau (aquaphobie)
Phobie du cancer (cancérophobie)
Phobie de l’orage, des tempêtes (cheimophobie)
Phobie de la mort (nécrophobie)
Phobie de faire un malaise cardiaque (cardiophobie)
Phobies peu fréquentes
Phobie des fruits (carpophobie)
Phobie des chats (ailourophobie)
Phobie des chiens (cynophobie)
Phobie de la contamination par les microbes (mysophobie)
Phobie de l’accouchement (tokophobie)
D’après une étude menée sur un échantillon de 1000 personnes, âgées de 18 à 70 ans, les chercheurs ont montré que les femmes étaient plus touchées par la phobie des animaux que les hommes. D’après cette même étude, les phobies des objets inanimés concerneraient plutôt les personnes âgées. Enfin, la peur des injections semble diminuer avec l’âge1.

Les peurs « normales » durant l’enfance

Chez l’enfant, certaines peurs sont fréquentes et s’inscrivent dans le développement normal de celui-ci. Parmi les peurs les plus fréquentes, on peut citer : la peur de la séparation, la peur du noir, la peur des monstres, la peur des petits animaux, etc…
Souvent, ces peurs apparaissent et disparaissent avec l’âge sans interférer dans le bien-être global de l’enfant. Toutefois, si certaines peurs s’installent dans le temps et qu’elles ont des répercussions notables sur le comportement et le bien-être de l’enfant, il ne faut pas hésiter à consulter un pédiatre.

Diagnostic

Pour poser le diagnostic de phobie, il faut s’assurer que la personne présente une peur persistante de certaines situations ou de certains objets.
La personne phobique est terrifiée à l’idée d’être confrontée à la situation ou à l’objet redouté. Cette peur peut rapidement devenir une angoisse permanente pouvant parfois évoluer en attaque de panique. Cette anxiété incite la personne phobique à contourner les situations ou les objets qui suscitent chez elle de la peur, par des conduites d’évitement et/ou de réassurance (éviter un objet ou demander à une personne d’être présente dans le but d’être rassuré).
Pour poser le diagnostic de phobie, le professionnel de la santé peut se référer aux critères de diagnostic de la phobie figurant dans le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders – 4ème édition) ou la CIM-10 (Classification Statistique Internationale des maladies et des problèmes de santé connexes – 10ème révision). Il peut mener un entretien clinique précis afin de rechercher les signes de manifestation d’une phobie.
De nombreuses échelles telles que l’échelle de peurs (FSS III) ou encore le questionnaire des peurs de Marks et Mattews, sont à la disposition des médecins et des psychologues. Ils peuvent les utiliser afin de valider objectivement leur diagnostic et d’évaluer l’intensité de la phobie ainsi que les répercussions de celle-ci peut avoir dans le quotidien du patient.

Causes

La phobie est bien plus qu’une peur, c’est un véritable trouble anxieux. Certaines phobies se développent plus facilement pendant l’enfance, comme l’angoisse d’être séparé de la mère (angoisse de séparation), alors que d’autres surviennent plutôt à l’adolescence ou à l’âge adulte. Il faut savoir qu’un événement traumatisant ou un stress très intense peuvent être à l’origine de l’apparition d’une phobie..
Les phobies simples se développent bien souvent durant l’enfance. Les symptômes classiques peuvent débuter entre 4 et 8 ans. La plupart du temps, ils font suite à un événement vécu par l’enfant comme désagréable et stressant. Parmi ces événements figurent par exemple, une visite médicale, une vaccination ou une prise de sang. Les enfants ayant été pris au piège dans un espace fermé et sombre suite à un accident risqueraient eux de développer par la suite une phobie des espaces clos, appelée claustrophobie. Il est également possible que les enfants développent une phobie « par apprentissage2 » s’ils sont au contact d’autres personnes phobiques dans leur environnement familial. Par exemple, au contact d’un membre de la famille ayant peur des souris, l’enfant peut développer lui-aussi une peur des souris. En effet, il aura intégré l’idée qu’il faut en avoir peur.
L’origine des phobies complexes sont plus difficiles à identifier. De nombreux facteurs (neurobiologiques, génétiques, psychologiques ou environnementaux) semblent jouer un rôle dans leur apparition.
Certaines études ont montré que le cerveau humain serait en quelque sorte « préprogrammé » pour ressentir certaines peurs (serpents, obscurité, vide, etc…). Il semblerait que certaines peurs fassent parties de notre patrimoine génétique et c’est certainement elles qui nous ont permis de survivre dans l’environnement hostile (animaux sauvages, éléments naturels, etc) dans lequel évoluaient nos ancêtres.

Troubles associés

Les personnes souffrant d’une phobie présentent souvent d’autres troubles psychologiques associés tels que :
  • un trouble anxieux, comme un trouble panique ou une autre phobie.
  • une dépression.
  • une consommation excessive de substances ayant des propriétés anxiolytiques comme l’alcool3.

Complications

Souffrir d’une phobie peut devenir un véritable handicap pour la personne qui en est atteinte. Ce trouble peut avoir des répercussions sur la vie affective, sociale et professionnelle des personnes phobiques. En tentant de lutter contre l’anxiété qui accompagne la phobie, certaines personnes peuvent avoir recours, de manière abusive, à certaines substances ayant des propriétés anxiolytiques telles que l’alcool et les psychotropes. Il est également possible que cette anxiété évolue en crises d’angoisses ou en trouble d’anxiété généralisé. Dans les cas les plus dramatiques, la phobie peut aussi conduire certaines personnes au suicide.

Phobie 2

Prévention

La prévention passe avant tout par la prise en charge précoce de ce trouble. Si vous souffrez d’une peur et que celle-ci impacte votre qualité de vie et vous empêche de faire certaines choses, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Traitements médicaux

La plupart du temps, la prise en charge d’une phobie se fait en milieu ambulatoire avec une prise en charge psychothérapique et des traitements médicamenteux. Cet accompagnement permet de diminuer les symptômes et la morbidité (= survenue d’autres troubles) et améliore également le fonctionnement psychologique et social de la personne phobique. Dans certains cas, et notamment lorsqu’une décompensation thymique (Trouble d’anxiété généralisée, dépression, etc…) grave est associée, une hospitalisation peut s’avérer nécessaire.
La prise en charge des phobies relève des compétences du médecin traitant mais aussi du psychiatre, du pédopsychiatre ou du psychologue. Le médecin du travail et le médecin scolaire peuvent également faire partie du cercle de professionnels qu’il est important d’informer et de solliciter lors de cette prise en charge. Enfin, les services médicaux-sociaux et éducatifs sont des structures qui peuvent également apporter de l’aide à la personne phobique.

Thérapies

  • Les TCC
Les thérapies cognitivo-comportementales ont montré leur efficacité dans le traitement de certaines phobies à raison de 12 à 25 séances de 45 minutes environ. Le thérapeute aide la personne phobique à affronter sa peur en l’exposant progressivement à l’objet ou à la situation redoutée. Cette exposition est mise en place via la visualisation ou l’imagerie mentale.
Grâce à la relaxation et au travail effectué en parallèle sur les pensées et les émotions ressenties par la personne phobique, le thérapeute établit une liste d’objectifs à atteindre tout au long de la thérapie. L’objectif final est que le patient arrive à affronter ses plus grosses peurs sans anxiété grâce à une désensibilisation progressive. Afin d’obtenir de meilleurs résultats, il est possible de combiner ce type de thérapie avec une prise en charge médicamenteuse adaptée (voir la partie « médicaments »)
  • EMDR
L’EMDR, ou l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires, est un outil thérapeutique qui a vu le jour à la fin des années 1980. Développé à l’origine pour traiter les personnes souffrant de Troubles de Stress Post-traumatique (TSPT), il semble avoir un bon taux de réussite dans le traitement des phobies simples5.
Dans ce cadre, le thérapeute demande à son patient de penser à une situation qui lui pose problème en même temps qu’il lui demande de fixer un objet en mouvement. Les saccades oculaires rapides induites par le mouvement de balancier contrôler par le thérapeute stimuleraient le passage d’informations problèmes dans de nouvelles zones cérébrales.
  • Psychothérapie d’Inspiration Analytique
La personne phobique est amenée à se questionner, entre autres, sur les conflits psychiques à l’origine de sa phobie6.  Là où les psychothérapies cognitives et comportementales s’attachent à faire disparaître le symptôme, la thérapie analytique accompagne le patient dans la découverte du sens de ce symptôme, dans son histoire personnelle et familiale.
  • Médicaments
Les antidépresseurs font partie de l’arsenal thérapeutique à la disposition des médecins pour accompagner les patients phobiques dans l’amélioration de leur trouble. Même s’il n’y a pas de dépression associée à la phobie, les antidépresseurs sont préconisés car leur action est bien plus étendue qu’elle n’y paraît.
Les antidépresseurs agissant sur la recapture de la sérotonine (ISRS) sont couramment utilisés dans le traitement des phobies. Ces médicaments agissent en augmentant la quantité de sérotonine (neurotransmetteur) présente dans le cerveau. Parmi les plus fréquemment utilisés dans le traitement de la phobie, on peut citer : le citalopram (Celexa®), l’escitalopram (Lexapro®), la fluoxétine (Prozac®), la paroxétine (Paxil®) et la sertraline (Zoloft®).
Si l’anxiété qui accompagne la phobie est importante, des anxiolytiques comme les benzodiazépines (Xanax®) peuvent être prescrits sur une période courte afin d’éviter une dépendance.
Enfin, les bêtabloquants peuvent aussi être prescrits dans le traitement des phobies. Ce sont des médicaments tels que le Propranolol® qui sont utilisés pour traiter l’hypertension artérielle. Ces médicaments réduisent entres autres la fréquence cardiaque et permettent de soulager les symptômes gênants comme les palpitations.