dimanche 22 mai 2016

Une manière fort simple de vous sentir plus heureux

Si vous ne savez pas comment vous rendre heureux, je vais vous donner pleins d’idées, comme par exemple prendre soin des autres,  faire des cadeaux, être gentil avec les autres. Votre stock de gentillesse étant inépuisable, vous pouvez en faire une large distribution.
Selon vous qu’est-ce qui contribue le plus à votre bien être ?
Être gentil avec vous-même ou avec les autres ?
Centré sur  soi ou centré sur l'autre dirait la PNL ?
 La croyance populaire invite,  lorsqu'on ne va pas bien, à s’occuper de soi, de se reposer est de faire quelque chose qui vous procure du plaisir.
Et bien la croyance ne se vérifie pas car selon les résultats d’une étude de 2016 être gentil avec les autres génère bien plus de bien-être que d’être gentil avec les autres. Le fait d'être gentil avec les autres pourrait contribuer à nourrir et développer les relations sociales.

L'étude a intégré près de 500 personnes devant effectuer des actes de gentillesse différents, et chez qui on a évalué le niveau de bien être. Dans le premier groupe les participants effectuaient des actes de gentillesse pour les autres, comme le ramassage des déchets ou l'offre d’une tasse de café à un ami. Les participants du deuxième groupe effectuaient des actes de gentillesse pour eux-mêmes comme le fait de prendre une journée de congé ou de faire plus d'exercice. Les résultats montrent que les participants se sentaient plus souvent plus fier d’eux-mêmes après avoir fait une bonne action pour les autres plutôt que pour eux-mêmes.
Les auteurs de l'étude donnent les explications suivantes :   "... en faisant de belles choses pour les autres, les individus peuvent ressentir une plus grande joie, un contentement et de l'amour, des émotions qui à leur tour vont promouvoir un plus grand bien-être général et améliorer les relations sociales et ainsi de suite. En effet, l'expérience des émotions positives fréquentes amène les gens à faire plus confiance aux autres, pour constituer des groupes sociaux plus inclusifs, et inclure d'autres individus dans leur sens du soi ».
En revanche faire de belles choses pour soi-même ... "... Ne semble pas conduire les individus à ressentir plus émotions positives et moins émotions négatives, peut-être parce que les avantages sont de courte durée .
De plus, les comportements centrés sur soi  de cette étude étaient souvent solitaires et présentaient moins d'opportunités d’améliorer les relations. En effet, l’inclusion d'autres personnes dans nos expériences semble être un élément important de d‘amélioration du bien-être ". "En ce qui concerne la quête du bonheur, la culture populaire encourage le fait de se centrer sur soi-même. Pourtant, des éléments substantiels de preuve suggèrent que ce qui rend plus souvent les gens heureux concerne avant tout sur les comportements sociaux donc centrés sur les autres.
Les personnes qui recherchent plus de bonheur ont bien souvent tendance à prendre soin d’eux-mêmes. Nos résultats suggèrent toutefois qu'elles peuvent être bien plus efficaces si elles choisissent de prendre soin de quelqu'un d'autre "
En faisant du bien aux autres, vous créez plus d'harmonie et d'entente entre les différentes aspects de vous même. Et c'est cet état d'alignement qui génère probablement du bien être. Adoptez une deuxième position de perception et demandez-vous : qu'est-ce qui pourrait faire plaisir à cette personne si j'étais elle, c'est-à-dire si j'adoptais son mode de perception et son système de valeur ? Puis revenez en première position (dans vos chaussures) pour matérialiser l'action de gentillesse. Une autre approche serait de regarder l'autre personne comme une partie de vous, tel que vous avez été plus jeune, ou tel que vous serez plus âgée, ou tel que vous auriez pu être dans une autre vie.
REF : http://pnl-info.typepad.com/pnlweblog/2016/05/une-mani%C3%A8re-fort-simple-de-vous-sentir-plus-heureux.html

jeudi 28 avril 2016

Comment surmonter la dépression



1 – Essayer de contrôler vos pensées
Plus vous vous sentez déprimé, plus vos pensées deviennent négatives et pessimistes. Ce qui vous déprime encore plus. Vous devenez moins capable de voir les aspects plus encourageants et de faire la part des choses. Plus vous vous sentez déprimé, moins c’est le temps d’essayer d’analyser et de faire le point : changez-vous les idées. Vous réfléchirez à vos problèmes dans les moments où vous vous sentez mieux
2 – Prenez le temps
Acceptez que le rétablissement prend du temps. C’est le plus souvent une question de mois avant que l’humeur, l’intérêt et l’énergie s’améliorent. Ne soyez pas déçu chaque jour qu’il en soit ainsi. Adaptez-vous à cette situation. Prenez soin de vous
3 – Gardez un certain niveau d’activité
En dépression, la motivation, l’intérêt, l’énergie et l’attention sont limités. Il est plus difficile d’être actif. Même si ça ne vous tente pas beaucoup toutefois, il est aidant de s’efforcer d’avoir quelques activités quotidiennes tout en respectant vos limites. Même si vous n’y prenez pas autant de plaisir que normalement, cela vous change les idées, vous stimule et vous donne une certaine satisfaction. Attention seulement de ne pas consacrer toute votre énergie limitée à des tâches routinières. Prenez un peu de temps, même si les tâches ne sont pas toutes faites, pour faire des choses plaisantes
4 – Intégrez des activités plaisantes
Profitez-en pour penser à intégrer des activités qui vous font plaisir dans votre mode de vie à plus long terme. Pensez à des choses qui répondent à des désirs ou des besoins significatifs pour vous: vous mettre en forme, développer des talents, apprendre dans un domaine qui vous intéresse, mettre de l’agrément dans chaque journée, partagez des intérêt avec vos proches, etc…
5 – Faites un peu d’exercice facile
Intégrer dans votre routine un peu d’exercices modérés. L’effet antidépresseur du sport est bien démontré, notamment en raison de son action sur certains neurotransmetteurs. Vous n’êtes pas sportif ? La marche rapide est une activité physique bénéfique. Profitez-en pour remarquer la nature !
6 – Identifiez les causes et les facteurs de dépression
Essayez de comprendre comment vous vous êtes retrouvé en dépression. Souvent il s’agit d’un combinaison de causes. Laquelle ou lesquelles sont plus déterminantes ? Que pourriez-vous changer dans votre vie pour être plus heureux ? Cela requiert souvent un changement assez important de ses priorités et de ses croyances. La croyance « Je n’ai pas le choix » est un grand obstacle au changement,
7 – Faites-vous aider.
Les traitements de la dépression couramment proposés sont la psychothérapie et les médicaments antidépresseurs.
S’adapter à la dépression, la comprendre et la surmonter peut être difficile et long tout seul, voire même impossible. La psychothérapie comportementale et cognitive peut vous aider à en sortir plus rapidement, à mieux en comprendre les causes, à faire des changements qui améliorent la qualité de votre vie et prévient la rechute, en vue d’une guérison complète.
Plusieurs recherches récentes ont montré une efficacité très réduite des antidépresseurs pour guérir la dépression légère à modérée. Ces études ont toutefois montré une meilleure efficacité pour traiter la dépression sévère avec la combinaison de médicaments et d’une psychothérapie brève indispensable.
Sources : mon expérience professionnelle de thérapeute, New England Journal of Medicine (Dr Erick H. Turner, Oregon Health and Science University),

dimanche 24 avril 2016

SANTÉ MENTALE: Quelle efficacité de la pensée positive?


Ces chercheurs de l’Université de Liverpool confirment, avec cette étude, l’efficacité du rappel de souvenirs et de l’évocation d’images positives à générer des émotions positives. Bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de pensée positive, mais d’une thérapie cognitive connue sous le nom de Broad-Minded Affective Coping Procedure (BMAC) qui consiste à induire des émotions positives par le rappel d’événements autobiographiques positifs. Avec un soupçon de méditation.
De précédentes études ont montré la capacité de cette thérapie à générer les sentiments de bonheur et d’espoir chez des patients souffrant de psychose. Des émotions positives, comme le bonheur, l’espoir et la satisfaction de vie ont déjà été associées à un spectre élargi de pensées et donc un meilleur bien-être, une meilleure réalisation et image de soi et enfin un comportement plus positif. Enfin, l’augmentation de l’émotion positive est associée à une réduction du stress et de l’anxiété.
L’étude, menée par le Dr Peter Taylor du département psychologie de l’Université a invité 123 participants, recrutés en ligne, à autoévaluer leurs niveaux de pensées négatives (susceptibilité, dévalorisation, discrimination, honte de soi etc…), de bien-être social (sécurité, intégration, relations…) et de bien-être et de satisfaction de vie. Puis les participants ont été invités à se rappeler un souvenir positif récent, partagé avec une autre personne, puis enfin à pratiquer un exercice de relaxation de type méditation en pleine conscience. Pendant cette expérience, les participants étaient encouragés à savourer les souvenirs positifs.
L’amélioration du bien-être social : l’étude montre que la thérapie permet d’augmenter  » l’affect positif « , le sentiment de bien-être social et de réduire les pensées négatives. Globalement, ces résultats confirment, selon les auteurs, l’efficacité de la thérapie  » dans l’activation des émotions positives  » et son potentiel pour rétablir l’humeur chez les patients ayant des problèmes de santé mentale spécifiques tels que l’anxiété ou la dépression.
Source: Psychology and Psychotherapy: Theory, Research and Practice 20 April 2016  DOI: 10.1111/papt.12095 Emotional Response to a Therapeutic Technique: The social Broad Minded Affective Coping (BMAC)

dimanche 6 mars 2016

Vous souffrez de "bore out"

Dans le cadre d'un dossier à paraître prochainement , nous recherchons des témoignages de personnes souffrant (ou ayant souffert) de "bore-out"
cliquer sur ce lien :
appel-a-temoignages-vous-souffrez-de-bore-out-d-ennui-au-travail-

mardi 1 mars 2016

Thérapie cognitive

LES GRANDS PRINCIPES


 

• Une cognition, qu'est-ce que c'est ?

Le mot "Cognition" vient du latin "Cognito" signifiant : une pensée.

Le terme "Cognition" comprend l'ensemble des connaissances, des croyances et des représentations mentales d'une personne ; Dans un sens plus large, cela inclut également les mécanismes par lesquels cette personne acquiert de l'information (démarches d'apprentissage), la traite, la conserve et l'exploite.

Les cognitions sont liées à la perception, à l'éducation, à l'apprentissage, à la mémoire, à l'intelligence, à la fonction symbolique et au langage.

Plus simplement, on pourra retenir que nos "cognitions" sont nos croyances et nos pensées.

• Nos émotions sont le fruit de nos pensées.

C'est là le principe premier de la thérapie cognitive : ce n'est pas le monde extérieur qui est la cause de nos émotions et de notre humeur, mais seulement la représentation que l'on en a et les pensées qui nous traversent l'esprit.

Schéma d'après David Burns.


Si la dépression était la conséquence de conditions de vie difficiles, on devrait en théorie observer des vagues de cas de dépression en période de guerre, ou dans des pays touchés par la malnutrition. Or on constate plutôt le contraire (on se suicide moins en temps de guerre qu'en temps de paix, moins en Afrique qu'en Europe). En fait, il apparaît qu'une grande proportion des personnes souffrant de dépression ont une vie que d'autres pourraient considérer comme a priori satisfaisante, voire enviable : situation financière normale, famille aimante, pas de traumatisme particulier, pas de maladie organique, pas de pression ni de danger marquant.

En fait, la dépression n'est pas causée par l'environnement du sujet, mais par les pensées et les schémas mentaux qu'il emploie pour l'interpréter. C'est donc en apprenant à travailler sur ses cognitions qu'une personne pourra sortir de sa dépression. C'est précisément là le but d'une thérapie cognitive.


• Les distorsions cognitives.
Les cognitions étant par nature plus ou moins subjectives, elles peuvent conduire le sujet à une vision approximative, déformée, voire totalement inexacte du monde.
Chez le sujet dépressif, les distorsions cognitives, c'est à dire des interprétations et des représentations biaisées du monde privilégiant systématiquement une vision négative et pessimiste des choses, sont responsables de son incapacité à évaluer la réalité de manière positive ou neutre. Le patient ne semble plus capable d'objectivité.

Ces distorsions peuvent concerner des domaines plus ou moins importants de la vie d'une personne.

Aaron Beck a défini la dépression comme étant le résultat de distorsions dans trois domaines majeurs :
1.      Cognitions sur soi.
2.      Cognitions sur l'environnement (le monde et les autres).
3.      Cognitions sur l'avenir.
Ces 3 grands types de distorsions constituent ce que l'on appelle la triade de Beck. On peut les retrouver à des degrés divers chez tous les patients déprimés.

Exemples de distorsions cognitives chez un patient dépressif :
Cognition sur soi : "Je ne vaux rien", "Je ne suis pas à la hauteur".
Cognitions sur l'environnement : "Ce monde est pourri", "Les gens sont égoïstes".
Cognitions sur l'avenir : "Rien ne s'améliorera jamais", "C'est sans espoir".
Chez une personne dépressive, ces expressions ne sont pas de simples paroles en l'air destinées à attirer l'attention. Elle correspondent à la véritable représentation mentale qu'elle se fait du monde et d'elle-même.
 Le rôle du thérapeute est de faire prendre conscience au patient de ces distorsions cognitives, et de l'amener à une représentation plus "normale" et plus rationnelle des choses. Pour cela, il va, dans un premier temps, devoir apprendre au patient à devenir métacognitif, c'est-à-dire l'amener à réfléchir à la manière dont il pense. (cette capacité à réfléchir à la manière dont on pense apparaît habituellement chez l'enfant vers l'age de 6 ans. Elle tend à disparaître chez les personnes souffrant de dépression).